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Les Etats désunis

En accès libre

Coralie Delaume

Je ne sais pas vous, mais moi, quand je pense à l'Europe, la Paix, les Pères Fondateurs, la réconciliation franco-allemande, Kohl et Mitterand qui se donnent la main, l'harmonie entre les peuples, les échanges Erasmus, le drapeaux étoilé, le tout sur fond de 9e symphonie, j'ai la gorge qui se serre, les larmes qui montent et les poils qui se dressent. En revanche, la tête de Barroso ou les mines grises des fonctionnaires de la Troïka auraient plutôt tendance à me coller des boutons ou des envies de taper très fort sur quelque chose...

J'en suis donc venue à me dire, qu'en fait, l'Europe était une belle idée qui avait été scandaleusement dévoyée par des affreux en costume-cravate et qu'il suffirait de tous les virer pour que le ciel s'éclaircisse, que le soleil brille à nouveau, et que les peuples communient enfin sur l'air de l'hymne à la joie.

Las. Les maigres espoirs que je plaçais encore dans l'idéal européen, Coralie Delaume a fini de les achever. Son livre, « Europe : les Etats désunis » n'est pas la première, ni la seule critique de la machinerie technocratique européenne que j'ai eu l'occasion de lire, mais c'est peut-être l'une de celles qui donne l'éclairage le plus cru et le moins flatteur de cette construction européenne qui était pourtant censée œuvrer au rapprochement entre les peuples.

Le ver était dans le fruit, le fruit est tout pourri et il ne reste, d'après Coralie Delaume, pas grand chose à sauver. Ne comptez même pas sur elle pour une lueur d'espoir finale, une conclusion qui ouvrirait des perspectives joyeuses « à condition qu'on s'y mette tous et qu'on travaille dur et qu'on vote comme il faut ». Non, selon elle, le salut ne viendra que d'une sortie de l'Euro (l'urgence) et d'un retour à un mininum de souverainté nationale.

Un retour à la Nation qui ne semble pas réjouir tout le monde. Il vaut à ceux qui, à l'instar de Todd ou Lordon, l'évoquent de manière plus ou moins directe, d'être rangés par le sociologue Philippe Corcuff, dans l'un des « canaux de diffusion de la pensée néoconservatrice » dont il a théorisé l'existence (les autres « canaux » étant occupés par Soral et Finkelkraut). Bigre !

En attendant que Coralie Delaume aille les rejoindre au fond du même canal, une pierre attachée autour du cou, peut-être pourrait-on profiter de sa contribution pour nourrir nos réflexions sur le meilleur niveau d'exercice de la démocratie. Ça pourrait s'averer utile un jour ou l'autre.

 

En accès libre , émission publiée le 25/10/2014
Durée de l'émission : 78 minutes

Commentaires

36 commentaires postés

L'émission est un peu plate. Sans être méchant, mais Coralie Delaume a un sacré manque de culture sur l'Europe. La Roumanie est le premier pays d'Europe de l'est francophone, un roumain sur cinq parle le français et Cioran, Mircéa Eliade, Ionesco, Brancusi, ils ne représentent rien ! C'était pareil dans l'émission avec BHL, Coralie Delaume expliquant que la Pologne était plus proche culturellement et politiquement de l'Allemagne que de la France ! Maja Neskovic fait un effort mais peu de réponses pertinentes à part "je sais pas, je sais pas…"

Par Patrick, le 01/12/2014 à 18h36

Merci Maja, encore une belle émission. Et encore une belle découverte grâce à vous.

Coralie Delaume aborde l'Europe sous un angle différent de ce que l'on peut entendre habituellement. Notamment, en s'interrogeant sur la notion de nation et de peuple européen. C'est vraiment enrichissant.
Son calme fait qu'elle est très audible, et la pertinence et la clareté de ses explications la rendent convaincante.
Pas de discours supperflus.

Exemple:
"... les Allemands ne veulent pas payer pour les pays qu’ils considèrent comme laxistes.
En revanche, l’Allemagne de l’ouest a payé pour l’Allemagne de l’est, parce qu’il y avait un peuple Allemand.
La solidarité, quand il n’y pas de peuple, elle ne se déclenche pas par décret."

Si son livre est du même acabit, je vais me régaler :-)

Par xavier, le 30/11/2014 à 07h34

Merci pour cette émission (merci pour toutes les émissions, sur tout le site, devrais-je dire) !

Situation inédite depuis que je regarde les émissions d'HS, je suis à peu près en désaccord avec tout ce que dit votre invitée. Ce qui n'empêche que ce soit très intéressant.

La démocratie se joue forcément au niveau de (l'Etat-) nation, dit celle qui ne vote plus aux municipales... J'avale mon thé de travers.
La culture, la culture commune, la langue, qui "font nation", la nation qui ne se décrète pas... Je m'étrangle. Les exemples belge et suisse ont été donnés ci-dessous, tout comme le rappel historique que la nation française unifiée l'a été par des décisions politiques (y compris concernant la langue). En fait, Coralie Delaume m'a donné l'impression de se référer à une définition et une conception complètement franco-centrée de la nation (et de l'Etat et de la démocratie, au passage). Pour ce qu'elle en a dit ici, sa vision des Etats fédéraux (aussi divers qu'il en existe, pratiquement), des organisations supranationales me semble tellement restreinte ! cf. quand elle dit qu'il est impossible de créer un ensemble politique nouveau (européen, donc). Comment induire du fait que c'est plutôt un échec -sur une soixantaine d'années- la conclusion que c'est forcément/toujours voué à l'échec ?

Ce qui m'amène au troisième point qui me chiffonne: on traverse l'entretien sans pratiquement parler d'institutions, de fonctionnement institutionnel, de pouvoirs et contre-pouvoirs (sauf au sujet du vote du budget européen)... Je reverse une larmichette de rhum dans mon thé pour tenir.
La Russie, donc (quelle Russie ? Quelle nation russe ? Quelle entité homogène "russe" ? je me le demande) serait amenée à se "sentir" asiatique à cause de l'attractivité économique de l'Asie... Je descends mon bol cul sec.
Donc, l'Europe passant par une construction économique et non politique, ça ne marche pas -explique, si j'ai bien suivi, Coralie Delaume- ça fait qu'on ne se "sent" pas européen (ce qui pourrait être contesté, mais bref). Par contre l'attractivité éco de la Chine/de l'Asie du sud pourrait faire que les russes se "sentent" asiatiques ??
Enfin, j'ai eu du mal à saisir ce qu'elle disait de la Justice européenne: c'est ennuyeux que le droit supranational s'applique dans les Etats membres ? Mais quelle partie de ce droit ? Celui sur la libre circulation des personnes ? Celui sur les OGM ? Celui sur les droits de la défense (sur la dépendance du Parquet ?) ? Sur le droit des personnes homosexuelles, mariées ou non, à adopter au même titre que les hétéros ? Et je pourrais multiplier les exemples dans les deux sens pendant un moment. Qui a dit Sivens ? Donc, je ne vois pas, par principe, pourquoi le droit national serait toujours "supérieur" au droit européen (d'autant que les transferts de souveraineté commencent à dater un peu).

Du coup, ça ne m'étonne pas que l'auteure ait du mal à se situer sur l'échiquier politique/idéologique. Gaulliste de gauche ? Natacha-Polonyske sociale ? Chevènementiste comme au bon vieux temps, donc ?

Bref, je suis pas d'accord, pas d'accord et pas d'accord, mais cette émission m'a remué les neurones. D'où mes sincères remerciements !

Par J-net, le 27/11/2014 à 18h01

Merci Maja pour la découverte de Coralie Delaume !
Son ton calme, le fait qu'elle admette ne pas avoir réponse à tout, ne pas savoir exactement où elle se situe, etc. tout en posant des questions extrêmement intéressantes, tout cela est très rafraîchissant.

PS : Je suis du même avis que Stéphanie, ne vous laissez pas pourrir par les commentaires désobligeants :
Votre ton et vos hésitations font partie du charme de vos interviews, ils leur donnent un caractère beaucoup plus naturel et il me semble qu'ils aident à mettre à l'aise vos invités, surtout n'y changez rien !

Par Loboto, le 23/11/2014 à 21h48

j'ai survolé les commentaires, et je suis un peu déçue de voir qu'il y a tant de critiques sur Maja. Moi, les euh ça ne me dérange pas, j'aime vraiment le ton, et je n'ai pas envie d'une intervieweuse qui ait réponse à tout. Sur la répartition du temps de paroles aussi, je trouve que c'est très équilibré et que justement, une de ces qualités, c'est justement de mettre à l'aise l'invité(e), et de le laisser dérouler sa position de façon intelligible pour l'auditeur.
J'ai trouvé le fond intéressant aussi, surtout vivant en Écosse (c'est passé vite dessus en particulier et heureusement Maja a redressé le tir ;-) c'est quand même plus une histoire de choix politique [l'indépendance de l'Écosse] que de vouloir garder tout pour nous... surtout que si on écoute les anglais, ont leur coute un max en allocs....)

Merci Maja. Aux sources est ma rubrique préférée sur Hors Série, et j'apprécie la multitude des thèmes abordés, le ton, la forme, tout ça tout ça ;-)

Par Stephanie, le 23/11/2014 à 14h17

Maja, vous êtes trop drôle !

Par Annie HUET, le 08/11/2014 à 23h14

j'aéi beaucoup apprecié l'intelligence du propos .il y a beaucuop de nouveauté dans cette approche les questions qu'elle se pose sont d'un grand intéret à mes yeux et ouvrent une nouvelle donne .
je comprend mieux ce qui ne nous arrive pas dans cette EUROPE par l'impuissance et l'absence de courage .C'est le cheminement d'un chercheur tel que j'entend la fonction dans notre société .MERCI à toutes les DeuX.

Par bernejo, le 05/11/2014 à 16h47

A propos du multilinguisme : Je ne vois pas de problème non plus. Au contraire, c'est une chance, une ouverture culturelle sur le monde, des points de vue différents qui s'enrichissent mutuellement. Pour l'aspect pratique nous vivons une époque technologique qui offre des systèmes de traduction sophistiqué et il y a des traducteurs et des interprètes compétents.
Moi je vis en Suisse où nous avons 4 langues officielles et une cinquième qui est aussi beaucoup utilisée (l'anglais).

Dans les séances au niveau fédéral (de l'état) chacun parle sa langue et comprend les autres.

Les documents officiels, légaux, etc. sont traduits dans les 4 langues.

Les produits ont des étiquettes en 3 langues (ce qui permet d'apprendre les autres langues par analogie (lait - milch - latte).

Le seul souci - de mon point de vue - c'est que la suisse n'est pas encore dans l'Europe politique.

Heureusement, bien des lois chez nous aussi sont des transcriptions du droit européen. Ce qui est nécessaire car aucun état aujourd'hui peut vivre en vase clos.

Bien à vous.

Par René Zaslawsky, le 03/11/2014 à 14h37

La forme : j'aime les entretiens longs quelques "heu" de moins j'imagine que ça viendra un peu plus de paroles de l'invitée ça viendra aussi la lumière excellente le son très bien les cadres intéressants

Le fond : bien de la peine à comprendre où est le problème ? Faire l'Europe ça doit servir à quoi ? Si c'est une structure politique avec des lois valables pour tous dans un certain niveau et d'autres lois particulières aux états d'Europe à un autre niveau c'est ce qui se construit non ? Que les lois actuelles soient une transcription locale du droit européen c'est évident et normal c'est CELA faire l'Europe : c'est VOULOIR ÊTRE ENSEMBLE , VOULOIR FONCTIONNER ENSEMBLE et pour se faire il faut des BASES COMMUNES un socle commun.

Ceci ne couvre pas l'ensemble des lois et c'est plutôt un souci généralement comme avec "ecomouv" si la France demandait un système européen cohérent de financement des déplacements avec le barème "pollueur - payeur" on transcrirait le système allemand (autrichien, suisse) et il y aurait "ecomouv" sur l'ensemble des routes de transit grandes et petites et les poids lourds de plus de 3.5 tonnes paieraient tous sans exception une taxe au kilomètre parcouru qui serait reversée aux états membres au prorata de la longueur de leur réseau routier dans un fonds construction d'infrastructures décarbonées

Par René Zaslawsky, le 03/11/2014 à 14h20

@de Andrade. C'est une erreur d'analyse de penser que les Américains ont voulu l'Europe au départ. Schumann, Monnet, Adenauer, de Gasperi, Spaak etc n'étaient pas des sous-martins américains mais des Européens qui sortaient d'une tragédie épouvantable et voulaient éviter que cela recommence. Ils se souvenaient aussi du désastreux traité de Versailles.
#Kenyatta. Il n'existe pas de culture européenne? Là, il devient difficile d'échanger avec vous. Vous êtes plus proche d'un Japonais que d'un Italien? Avez-vous vécu au Japon? Vous pouvez, à titre personnel vous sentir des affinités avec l'extraordinaire culture japonaise, mais si vous vous sentez loin de l'Italie, de l'Allemagne, de l'Angleterre, des l'Europe centrale c'est que vous avez du manquer quelques cours à l'école primaire, collège, université.
Quant à Coraline Delaume, c'est une néo-gaulliste de droite. Elle s'est sentie très bien chez Causeur (pourquoi pas d'ailleurs) puis en est partie parce qu'ils étaient trop "sarkozistes", là on doute de ses capacités d'analyse politique. J'ai l'impression que Maya er ses amies, très anti institutions européennes, font feu de tout bois dès qu'il s'agit de démolir le projet européen. Non?

Par Jacques BOSSER, le 01/11/2014 à 16h07

@ Lesly_75,
On peut faire part de conseils ou de critiques sans tomber dans l'interpellation méprisante. Vous connaissez le cursus et le CV de Maja pour vous permettre de juger de ses compétences professionnelles ?
Vous lui parleriez ainsi de visu et non derrière un écran ?
Vous écriviez il y a peu : "Mais je ne veux pas polémiquer outre mesure: d'autres le font de manière très grossière et inélégante et je ne m'associe pas à eux". Jolie contradiction, vous venez de les rejoindre.

Par airone, le 01/11/2014 à 11h46

Je ne suis pas archi fan du "ton Mermet", qui a tendance à m'agacer, mais, pour le coup, je trouve que l'entretien souffre de la comparaison avec l'émission de Là-bas si j'y suis sur le même sujet, avec la même Coralie Delaume et Aurélien Bernier :-(
http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-europe-le-mepris-des-peuples

Par cyrilkenyatta, le 31/10/2014 à 17h43

SCOOP! Les technocrates de Bruxelles, n'en ont rien à faire du bonheur et de l'union des peuples d'Europe!...
Merci, Maja pour cette émission très instructive!
Euh, euh... Euh, c'est un peu pénible, euh je, euh... M'enfin voilà.
Et sinon, vous faites quoi dans la vie pour gagner des sous? Vous ne pouvez pas tout simplement lui demander quel est son métier?...
Allez, courage, vous allez peut-être devenir une journaliste professionnelle...

Par Lesly_75, le 30/10/2014 à 23h26

Maja,faut faire quelques chose pour les milliers de EUHHHHH qui jalonnent cet entretien.Ça ,heu en devient,heu chiant.

Par Claude 315, le 30/10/2014 à 21h40

Je confesse ne pas être allé jusqu'au bout de l'entretien. S'agissant de l'Europe, je me suis complètement désintéressé de ce machin et je pense avoir pour ma part largement fait le tour de ce qui ne marche pas mais sur lequel on ne reviendra malheureusement pas. Sur ce sujet et plus largement sur le mondialisme, je trouve les analyses de Pierre Hillard plus stimulantes et intéressantes même si je ne suis pas d'accord avec tout.
Quant à Maja, le fait est que le sujet prête peu à la poilade mais ne perdez pas votre "mojo", c'est ce qui fait entre autres le charme de vos entretiens. Je me suis régalé de vos "Détours d'Europe" où le factuel côtoyait les moments plus humoristiques voire de douce dinguerie que vous y mettiez. Pour ceusses qui n'ont jamais vu, je conseille, c'est encore disponible sur la toile et c'est à la fois intéressant et ludique. Du Maja Neskovic dans le texte !

Par airone, le 29/10/2014 à 10h15

Maja, vous êtes très sympa !
Merci d'avoir pris du temps pour revenir vers nous
A l'évidence, vous venez à ces entretiens fort bien "équipée" si je puis dire : vous avez "bossé" le sujet
Je me hasarde à une réflexion :
j'ai, en ce qui me concerne, toujours constaté que mes interlocuteurs / interlocutrices avaient beaucoup de choses à dire sur le sujet qu'ils ou elles possèdent. Et la difficulté (pour moi) a été à chaque fois de trouver le moyen de les amener à "se lâcher". Au fond comment arriver à ce que mon vis à vis parle bien plus que moi, disons 70 à 80% du temps ?
J'ai l'impression que cet entretien avec Coralie c'était plutôt à la louche 60% vous, Maja, 40% Coralie. C'est subjectif. Mais c'est ce que j'ai ressenti.
Et Coralie n'a pas développé vraiment sa pensée (toujours ressenti subjectif) si bien que l'intérêt était à mes yeux bien réduit. Comme vous êtes à vous lancer dans une aventure nouvelle avec vos complices j'ai tenu à suivre jusqu'au bout, en me disant "elle se cherche dans cette nouvelle formule".
Vraiment, Maja, vous avez beaucoup de talent; mettez-vous comme hier en situation de l'exprimer pleinement et Plassans ne fera plus le même commentaire que celui d'aujourd'hui à 18H51.
Comme lui, je suis de tout coeur avec vous

Par Alain CABOS, le 28/10/2014 à 21h43

Un sujet, un verbe, un complément (et non un compliment).
Il faut une patience infinie pour suivre Maja dans son ton hésitant. C'est Modiano qui fait des émules ?
J'ai vite décroché.
Pitié pour les abonnés qui n'ont pas l'étenité devant eux.
De tout coeur avec vous,

Par Plassans, le 28/10/2014 à 18h51

Bravo Maja et Coralie !
J'étais abonné à @SI et j'avais pas forcément envie de rallonger 15€ pour HS
Je l'ai fait pour pouvoir voir cette interview de Coralie dont j'ai apprécié le livre et dont j'apprécie les interventions (bien que trop rares et souvent trop courtes) à CSOJ, et je ne regrette absolument pas !
Bonne continuation à l'équipe de HS !

Par Marius Tarlo, le 28/10/2014 à 15h39

@ Christine Gérard et Alain
Vous me trouvez bien triste de vous avoir déçu ( et pire carrément endormis !) par manque d humour et de spontanéité ! Je vous avoue que je me pose moi-même la question du ton juste dans ce genre d'exercice. Comme l'a très bien dit Raphael, il est difficile d avoir le même ton face à André Wilms et Jean Bricmont ( pas en raison de leur personnalité mais du sujet traité, bien entendu ) Je crois que je ne veux pas donner l'impression de traiter le sujet par dessus la jambe ou avec trop de légèreté. Je pense également que, peut-être, ce dispositif un peu plus "rigide" ( mais qui, vous le concèderez, a considérablement amélioré la qualité de l image et du son ) me donne moins l occasion de "déconner" ou d'improviser avec ce que j ai autour de moi comme je pouvais le faire avant. Bref, je vais essayer de faire mieux et de réintroduire un peu de poilade dans tout ça histoire de tenir Christine éveillée ;)!
Ps @ Cyrill et Lefayot : ne vous dérangez pas pour nous continuez vos discussions point to point (?) celle que vous avez engagée sur la langue commune me paraît tout à fait passionnante ;)!
Merci à tous pour vos commentaires !

Par Maja, le 27/10/2014 à 19h44 ( modifié le 27/10/2014 à 19h47 )

Intéressant!

Par Didier Marlier, le 26/10/2014 à 22h23

@Christine, Gérard et Alain. Maja vous répondra certainement. En attendant, il me semble que, depuis qu'elle officie sur Hors-Série, sa manière de faire n'a pas tellement changé. Il est plus probable que cela varie un peu en fonction de ses invités. Difficile d'avoir la même tonalité avec un André Wilms et un Jean Bricmont. Quant à Coralie Delaume, il est vrai qu'elle peut être drôle mais concernant la question Européenne, et je partage son point de vue, difficile de ne pas être préoccupé voire quelque peu déprimé. Rassurez-moi... Nîmes c'est bien en Europe ? ;-)

Par Raphaël, le 26/10/2014 à 15h28 ( modifié le 26/10/2014 à 16h45 )

Bonjour Maja,
Mais oui, Alain Cabos a raison...ma nana s'est endormi hier en regardant l'émission!
C'est un signe qui ne trompe pas, car elle se régalait de vos éclats de rire communicatifs.
On a le sentiment qu'une pression s'exerce sur vous, je veux bien imaginer qu'après les emmerdes
qui vous sont tombés dessus après l'émission avec jean Bricmont vous mesuriez vos propos (ce que vous aviez
déjà fait!)...mais nous vous préférons "au naturel", spontané"...c'est la meilleur façon de lutter.
A une prochaine! Bien à vous. Gérard et Christine de Nîmes.

Par sanslesdents, le 26/10/2014 à 13h26

à l'attention de Maja,

Après avoir visionné cet entretien, je me pose la question suivante :
Vous nous aviez habitué à @rrêt sur images à des prestations très enjouées, avec une mise en scène de vos entretiens où l'humour et le titillement de vos interlocuteurs s'entrelaçaient etc. Auriez-vous depuis mis au placard tout votre art qui faisait le charme de vos prestations d'hier ?
Et Coralie DELAUME qui peut-être très pince sans rire, aurait-elle perdu elle aussi dans ce cadre d'entretien ce piment qu'elle ne manque pas de mettre dans ses messages ou ses réactions ?
Pour dire vrai, nous aimerions vraiment vous retrouver avec tout votre registre !
Bien à vous
Alain Cabos

Par Alain CABOS, le 26/10/2014 à 11h34

erreur d'analyse au départ : l'Europe surgit de la volonté des US, elle n'est qu'un porte-avion, et aujourd'hui les intérêts US sont d'approfondir la crise européenne, c'est pourquoi après l'échec de l'Ami (refusé par Jospin) les capitalistes nord-américains reviennent avec le nouveau traité...

Les US pour la première fois passent deuxième derrière la Chine au niveau de la PRODUCTION et la masse épouvantable de dollar dans les "nuages" creusent la prochaine crise :

voir la conférence de J.L.Mélenchon à l'ENS 1h14
http://www.dailymotion.com/video/x28jt6u_conference-de-jean-luc-melenchon-a-l-ens_news?start=8

Par morvandiaux, le 26/10/2014 à 09h22

@cyrilkenyatta : Je vais vous répondre vite fait car je ne pense pas que les instances dirigeantes de HS apprécient qu'on pollue leurs forums avec des dialogues point-to-point :) Effectivement, je n'avais pas totalement fini mon message : je voulais ajouter que la langue commune est "pratique" ; elle permet d'affirmer le caractère d'appartenance, le redouble et plus simplement le rend possible. Ok, la Belgique est catastrophique. Mais la Suisse (3 langues, quand même) ? Ca relativise tout de suite (puisque ce multilinguisme est valide dans le temps).
Ceci étant, je suis d'accord avec vous, une Europe avec plus de 20 langues en usage est une aberration, ne fut-ce qu'au niveau de la masse de documents à produire à Bruxelles et ailleurs. Je vais peut-être vous choquer, mais je pense qu'on aurait du dès le départ n'utiliser que l'anglais comme langue à Bruxelles et obliger les habitants de l'EU à apprendre cette langue (l'anglais). Inutile de dire qu'une idée pareille - que je n'ai d'ailleurs pas inventée - aurait déclenché un tollé dans notre beau pays qui ne semble pas savoir qu'il est petit et que l'empire est perdu depuis 1962. Bref, maintenant que chacun sait que je suis une taupe de l'OTAN et de la NSA :), je peux continuer : si la culture est le reflet d'une langue (et inversement), il est possible que par ce biais se forge une culture/identité commune. A long terme, bien sur, sur 10, 20 générations, voire plus ... L'idée sous-tendant cela, est qu'une culture/identité n'est pas une donnée fixe, mais évolue dans le temps ... Il est bien évident qu'une proposition aussi hétérodoxe n'a jamais été envisagée, il s'agissait de ne pas heurter les chauvinismes locaux de façon à pouvoir faire passer la pilule de la BCE (entre autres).

Par Lefayot, le 25/10/2014 à 21h59

@Lefayot : Je vais prendre le problème à l'envers, alors...
Vous citez vous-mêmes des exemples de pays multi-lingues dans lesquels il me semble que ce n'est pas toujours l'amour fou qui unit leurs différentes communautés linguistiques (et je ne pense pas seulement à la Belgique, où l'opposition Flandre/Wallonie repose d'ailleurs sur d'autres raisons que la langue).
Mais, au-delà de ça, j'ai le plus grand mal à croire que des communautés qui ne se comprennent pas, car ne partageant pas la même langue, puissent construire un projet politique commun. Après tout, le mythe de la Tour de Babel ne nous dit pas autre chose et, comme tous les mythes, il diffuse quelques vérités essentielles et éternelles. Une constitution, des lois, etc., sont des textes éminemment complexes et subtils dont l'élaboration ne me semble pas très compatible avec l'incompréhension linguistique. Ou même l'absence de parfaite compréhension mutuelle. A moins évidemment que tout le monde n'utilise une même langue "universelle" qui serait, pourquoi pas, l'anglais. Mais il s'agit évidemment là de pure science-fiction...
Et puis il y a un autre obstacle majeur au fonctionnement concret d'une Europe à 27 pays (déjà présent à 6 ou à 9 mais encore plus aigu à 27). Existe-t-il REELLEMENT un référentiel culturel et politique commun entre un Français, un Italien, un Slovaque et un Letton (et j'aurais évidemment pu prendre comme exemple n'importe quel autre pays de l'UE) ? Il n'existe pas UNE culture européenne. Et heureusement pour le bien de la diversité de l'espèce humaine, d'ailleurs.
Dans ces conditions, comment s'étonner que ce qui rassemble (plus ou moins) 500 millions d'Européens soit le produit de l'industrie planétaire du divertissement et du marketing (majoritairement américaine, mais pas uniquement) ?
J'ai beau être Français depuis (je crois) un certain nombre de générations, et donc 100% Européen, je me sens pourtant a priori plus proche d'un Japonais ou d'un Camerounais que d'un Suédois ou d'un Allemand.
Bref, le projet européen me semble, dans son fondement même, culturellement totalement artificiel. Et je suis effaré par l'incessante propagande médiatique cherchant à nous convaincre du contraire et à verser des larmes à tout ce que cite Maja en introduction de son éditorial...
Pour autant, je vous rassure, car je pense utile de le préciser : je n'ai d'animosité a priori envers aucun peuple européen ;-)

Par cyrilkenyatta, le 25/10/2014 à 21h24

mais pour ce qui est des gaullistes de gauche... aussi marrant que le hollandisme révolutionnaire!

Par GaM, le 25/10/2014 à 21h10

Au début je me dis méchamment (c'est ma nature) "quel filet d'eau tiède"! Et puis re-méchant "Y' peuvent être contents, y'ont leur gonzesse, voilà. A croire qu'il n'y a pas de femme pensante dans la gauche radicale" (à ce propos : et Angélique del Rey? c'est d'la merde peut-être?)
Et puis, avec sa voix douce, calme, posément, ça devient intéressant, c'est un autre rythme qu'avec les grandes gueules couillues, et puis on s'y fait.

Bref, bien intéressant, même si je n'ai pas appris grand chose sur l'Europe à jeter avec son ridicule Euro.... Mais ça fait synthèse de ce qu'on avait entendu de manière dispersée.

Par GaM, le 25/10/2014 à 21h08

@cyrilkenyatta : Oui, c'est ce que je veux dire : la langue ne définit pas un peuple (il faudra m'excuser si je ne cite pas mes sources, mais j'ai la mémoire comme une passoire). D'une part, trivialement, les Suisses Romands et les Wallons parlent français sans que ça en fasse des français. D'autre part, jusqu'à une date avancée du XXème siècle, une partie non négligeable de la population ne parlait pas le français (en particulier hors zone de langue d'oï). C'est l'éducation obligatoire fin XIXème qui a inculqué le français à la population toute entière en théorie (et la télévision a enfoncé le dernier clou en faisant du français LA langue en France). C'est une décision politique en non pas naturelle (comme l'Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 a fait du français la langue des documents officiels). Bien sur, il faut moduler cela : antérieurement, le français devait servir de lingua franca entre les différents patois et était donc usité. Mais ce n'était pas la langue maternelle, en particulier en zone de langue d'oc. Il faut remarquer que la création de la nation comme mythe se fait grosso-modo à la même époque (milieu du XIXeme siècle) que l'obligation du français comme langue unique et ce n'est pas un hasard.
Enfin, que penser des pays multi-lingues, comme la Suisse (bon exemple) ou la Belgique (exemple calamiteux) ?

Par Lefayot, le 25/10/2014 à 20h33

Impression bizarre. Les considérations géopolitiques de Carolie Delaume paraissent assez naïves.
Ah! elle avait été confrontée à BHL chez Finkielkraut. Il me faut retrouver ça.

La dernière partie est essentiellement un festival de name-dropping désolant.
Comment se situe-t'elle demande Maja ? Dans ce fatras, elle ne sait pas.
Elle ne parlera pas des questions d'émigration car elle ne les connait pas. Craindrait-elle d'apparaitre comme un Zemmour soft.

Voila! (comme elles disent souvent)

Par Robert., le 25/10/2014 à 20h08 ( modifié le 25/10/2014 à 20h10 )

@Lefayot :
Je n'ai pas encore regardé l'émission mais j'aimerais quelques explications de votre part sur cette phrase : " la nation est une pure construction idéologique, un mythe politique forgé au cours des siècles (sauf à se rabattre sur une définition ethniciste et/ou linguistique qui ne tient pas plus la rampe)".
D'accord sur le fait que la nation est une construction et n'a rien de naturel. Mais j'aimerais lire vos arguments sur le fait que la "définition linguistique ne tient pas la route". Je ne suis d'ailleurs pas certain de ce que ça veut dire : qu'il est illégitime d'avancer le partage d'une langue maternelle commune comme ciment d'un peuple ? Est-ce bien ce que vous voulez dire ? Etant au contraire de plus en plus convaincu que c'est LA question centrale (bien davantage que celui d'une "nationalité" commune même si il y a évidemment un lien fort entre les deux), je suis très curieux de vous lire.

Pour le reste, d'accord avec vous aussi : les gouvernements européens sont "contraints" par des règles communautaires qu'ils ont eux-mêmes décidées.
Il n'empêche que le véritable objectif de l'Europe communautaire avait été parfaitement décrypté dès 1957 : "Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. Les initiatives sociales seront-elles encore possible ? […] Tout relèvement de salaires ou octroi de nouveaux avantages sociaux n’est-il pas, dès lors, et pour longtemps, exclu pour les ouvriers français ? L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale."
L'auteur de ces phrases visionnaires ? Le très révolutionnaire et anti-libéral... Pierre Mendès-France !

Par cyrilkenyatta, le 25/10/2014 à 19h51

Une bonne émission qui a juste comme inconvénient de donner la parole à des gens dont les motivations sont, sinon troubles, du moins non explicitées, ce qui rend leur discours fastidieux (j'avoue avoir eu du mal à regarder jusqu'à la fin), malgré les interventions de Maja pour essayer de casser le préchi-précha ronronnant de Delaume.
Le problème avec les souverainistes, c'est qu'il y a toujours un point aveugle dans leur réflexion : Ils posent comme allant de soit que Démocratie = Souveraineté populaire = Etat = Nation. Et par conséquent que la Nation va de soit et est d'une certaine manière une donnée naturelle. Or, il me semble qu'il a été démontré depuis un bon demi-siècle, que la nation est une pure construction idéologique, un mythe politique forgé au cours des siècles (sauf à se rabattre sur une définition ethniciste et/ou linguistique qui ne tient pas plus la rampe). Dans ces conditions, il est bien évident, que toute autre organisation est impossible, puisque les peuples (autre mythe politique) sont (très) différents : il faut donc fonder une structure imperialo-technocratique pour régenter des gens si incroyablement et "naturellement" différents. Quand à créer un nouveau pays, c'est impossible pour la même raison. Bref, une fois ce présupposé explicité, on s'enferme dans un raisonnement circulaire/tautologique qui rend d'ailleurs leur lecture si fastidieuse.
Taper sur l'Europe aux mains des salopards technocrates bruxellois est devenu un exercice facile, qui induirait comme seule solution qu'une dissolution de l'EU pour que chaque pays retrouve les coudées franches et puisse ainsi combler le déficit démocratique. Vaste délire ... Comme Maja a tenté de le faire remarquer, on peut se demander en quoi et pourquoi un régime franco-français serait plus démocratique et moins technocratique. On peut penser que non : un système oligarchique national n'est pas moins oligarchique qu'un système oligarchique supra-national. Pareil sur le plan économique, sur le fond : on peut même se demander si les politiciens locaux ne se servent pas de l'excuse de la méchante Bruxelles pour pouvoir appliquer une politique ultra-libérale qu'ils auraient de toute façon appliquée au niveau national du fait du changement de la donne économique au niveau mondial. Disons que l'UE ne fait qu'aggraver (qu'exacerber, même, soyons fous) des dérives déjà existantes au niveau local
Quant à la germanophobie de plus en plus assumée, elle est puante, et il y a tout lieu de penser que si la France était le pays le plus prospère de l'UE, elle n'existerait pas et que les réticences face à l'EU seraient bien moins fortes, voire inexistantes.
Ceci étant, on est bien d'accord que l'EU telle qu'elle existe est une monstruosité, Delaume donne quelques arguments "objectifs" pour expliquer pourquoi, mais franchement, j'ai l'impression qu'on se trompe de débat (sans avoir de réponse d'ailleurs pour ma part).

Par Lefayot, le 25/10/2014 à 19h30 ( modifié le 25/10/2014 à 19h34 )

"Gaullistes de droite et de gauche" ça me laisse assez dubitatif quand même... :-D

"Gaullistes de droite et d'extreme droite" à la rigueur...

Par DIALM4MAUDIT, le 25/10/2014 à 16h42 ( modifié le 25/10/2014 à 16h42 )

Je trouve cette Coralie Delaume très intéressante.
Pourtant, pour moi, quand vous parlez toutes les deux de politique, je trouve qu'il y a maldonne.
Parce que qu'est-ce-que la politique ?
Ce n'est pas l'économie, ce n'est pas le social, ce n'est pas les politiciens, c'est l'ensemble des rapports de force qui s'affrontent dans un espace politique. Dans cet espace, il y a des personnes, qui ont, ou non, une citoyenneté.
Parce que la politique, ça suppose un espace, parce qu'il y a un dedans et un dehors, donc des gens dedans, et des gens dehors.

Pas de politique sans espace, car il faut savoir comment tous ces gens, les gens dedans, vont s'assortir ensemble, comment ils vont s'allier pour défendre leurs intérêts, et savoir quels sont exactement ces rapports de force, pour interagir à l'intérieur d'un espace défini. Parce que s'il faut gérer également ceux qui rentrent et ceux qui sortent, on ne peut pas lutter. Les forces doivent être définies, pour être plus monolithiques, donc plus fortes.
Et le problème de l'espace politique national républicain, et de l'espace européen, est la base de nos interrogations politiques.
Car si nous ne définissons pas la notion d'espace politique, nous ne pouvons pas raisonner.

Comprenez-moi, il n'est pas question d'empêcher certains d'acquérir une citoyenneté à l'intérieur de cet espace.
Mais nous devons savoir qui est dedans et qui est dehors. L'espace de la nation a servi depuis plus d'un siècle à définir l'espace politique.
Maintenant, il faut inventer la supra-nation, le nouvel espace politique qui ne serait ni une nation ni un empire (parce que l'Union est un néo-empire au même titre que les USA, elle fait la guerre partout dans le monde pour défendre ses intérêts géostratégiques et défendre le contrôle de ses ressources).
Mais pour cela, il va falloir lutter contre les forces économiques qui ont trouvé avec l'Europe un terrain favorable où ils n'ont plus aucune entité politique qui les contrôle.
Parce qu'il n'y a qu'un embryon de construction politique dans cet espace politique là.
Un parlement n'est pas l'instauration d'un rapport de force réel. Le vote n'est qu'une des conditions nécessaires de la démocratie.
Ce n'est pas la démocratie.



Par Yanne, le 25/10/2014 à 15h50

merci

Par Louis Londres, le 25/10/2014 à 14h24 ( modifié le 25/10/2014 à 14h24 )

Me faire traiter de néo-conservateur par Corcuff est pour moi un plaisir de fin gourmet :-)

Par cyrilkenyatta, le 25/10/2014 à 13h09 ( modifié le 25/10/2014 à 13h09 )