pour voir cette émission
Socialists in the USA
pour voir cette émission
Mardi 3 novembre, les électeurs états-uniens ont élu de nombreux démocrates jusque dans des bastions conservateurs tels que le Kansas et le Texas. La Chambre des représentants et le Sénat ont basculé aux mains de l’opposition. Plusieurs interprétations sont possibles : on peut y voir une simple sanction contre la politique étrangère de Trump et ses conséquences sur le prix des carburants. Ou bien un retour en grâce d’un establishment démocrate porté par des nouvelles figures.
Le bipartisme séculaire américain, qui s’identifie d’avantage à 50 nuances de droites qu’à une véritable alternative, avait rendu invisible la gauche radicale. Mais quelque chose se joue aux marges de l’arène électorale depuis plusieurs années. D’abord il y a eu des mouvements sociaux contre l’État racial (Black Lives Matter, Abolish ICE) et contre l’exploitation capitaliste (les grèves des salariés d’Amazon, de Starbucks). Et puis, des personnalités ont émergé à gauche des démocrates : Bernie Sanders et plus récemment Zohran Mamdani. Une gauche de rupture paraît donc se former plus ou moins à l’écart des vieux appareils politiques. C’est toute l’ambiguïté de la gauche états-unienne : elle ne parvient pas à faire sans le parti démocrate, qui, rendu incontournable, cède difficilement du point de vue programmatique.
Pour historiciser les enjeux des élections de mi-mandat et les perspectives ouvertes par une possible (et désormais réelle) « vague démocrate » au Congrès, je reçois Mathieu Bonzom. Dans Solidarity Forever. Une histoire de la gauche aux États-Unis paru aux éditions Divergences, il défend l’idée suivante : la gauche est moins absente que défaite, mais elle perdure depuis la naissance de l’empire américain et elle a su être un foyer de résistance au fascisme trumpien.
Galatée DE LARMINAT

Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.