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commentaire(s) publié(s) par damien Astier

13 commentaires postés

03/04/2021 - Aux Sources - Confinés à tout jamais

j ai tenu 20 min et puis j'ai arreté. Latour ne définit pas les concepts qu'il pose derriere les mots, explique que les mots sont tres casse gueule (il a raison, les mots son traitres) mais rejette un peu facilement les courants politiques radicaux en leur collant des etiquettes (des mots, donc). J'essaierai de tenir la prochaine fois jusqu'aux question sur le capitalisme, mais j'ai vraiment le sentiment de lire une BD de spirou à coté de l'oeuvre de Henri Laborit, lui aussi inclassable.

posté le 07/04/2021 à 22h34 ( modifié le 07/04/2021 à 22h35 )

07/11/2020 - Dans le Texte - Passer à l'offensive

Ce que j'aime bien chez Anasse Kazib, c'est qu'il ne juge pas le choix que chaque militant ou citoyen fait, et n'essaie pas d'argumenter pour prouver une quelconque erreur : il dit simplement ce qu'il pense lui, et pourquoi il pense ainsi. Cela s'appelle la tolérance. La gagne dans la lutte de classes ne s'obtiendra pas en ayant trouvé enfin la bonne recette aux elections, ou la super stratégie avec le super slogan pour une greve générale. La gagne se fera en luttant, et en gagnant un peu, puis encore, et c'est en tant que resistants et militants en lutte que chacun reconnaitra son camp, et décidera de voter ou pas, et pour qui il veut. Ne noue préoccupons pas d'ergoter sur quel est le bon cheval, courrons, un point c'est tout, sans jamais nous arreter, tant que nous courrons du coté des opprimés, on ne se trompera jamais de camp.

posté le 07/11/2020 à 21h27

11/07/2020 - Dans le Texte - Premières mesures anticapitalistes

Sur le marché, dont la conservation est evidente à la fois comme mécanisme de coordination et de formation des prix dans une société psot-capitaliste qui evoluerait vers le salaire socialisé, il ne faut pas lui opposer l'unique alternative du prix fixé par l'Etat. Il existe des nuances dont il faut s'emparer pour déterminer après délibération, parmi les biens et services à produite, ceux qui doivent relever du gratuit public, du gratuit tarifé, du privé conventionné/socialisé, du privé encadré. Qques précisions rapides au lien ci-apres, qui j'espere permet de concilier marché et social, et surtout de cantonner le marché à sa version capitaliste (qui incorpore le profit dans le procès de production)
https://www.salaireavie.fr/post/coronavirus-%C3%A9cologie-climat-tous-enjeux-de-la-lutte-des-classes?fbclid=IwAR3NWhJF15J_TT4Be3Hf6Sl3JE2BOZAB_BW9ubJvswJmha_6n6QcGbsbdKo

posté le 11/07/2020 à 16h03

13/06/2020 - Aux Ressources - Au-delà de la propriété

Je pense qu'il faut lire "dépasser la propriété" ou, au minimum, mater les videos sur economie.org pour rentrer dans le détail, et dans le concret. En clair, B. Borrits parvient à la décorrélation entre le salaire (ou revenu, car les indépendants - et pas seulement les rentiers actionnaires - ont un revenu et non un salaire) et le résultat ou comportement économique de l'entreprise (ou de l'auto-entreprise) en garantissant qu'une part du salaire (ou revenu) est socialisée (donc assurée) en échange de quoi, une part de la richesse produite (en gros la valeur ajoutée produite, delaquelle on soustraits alaires et dépenses intermediaires) est versée à une caisse (un fonds socialisé) en vue d'etre mutualisée. Ensuite, ce fonds redistribue sous la forme de salaires (la fameuse part socialisé du salaire ou revenu du travaillleur) à chaque entreprise en fonction du nombre d'employé. Bref, on est sûr de ne pas faire des culbutes spéculatives, mais en échange on est sûr de toucher du salaire en temps de vaches maigre. L'interet c'est que l'on conserve le marché comme opérateur de formation des prix, et que cela conserve un levier pour la "mise au travail" ou "l'interessement" car une partie du salaire reste fonction du résultat de la boite. C'est une idée qui constitue un chainon - peut etre manquant - entre la société capitaliste et une société de salaire à vie.

posté le 14/06/2020 à 23h59

19/10/2019 - Dans le Texte - Vivre sans ?

@anne-gaelle : Henri Laborit propose une issue, ou plus exactement une condition à cette sortie du capitalisme : c'est l'accès à la connaissance, non pas seulement celle de l'économie et des structure macro (Marx l'a tres bien fait) mais à celle, biologique, du fonctionnement du cerveau humain. Sans connaissance de notre fonctionnement nerveux, et donc de la naissance absolument naturelle de l'agressivité et de la violence, nous ne pourrons que retomber dans un systeme de domination, quand bien meme il (re)partirait sur une collectivisation des moyens de production, ce que serait dejà un net progres. Donc sortie du capitalisme par les armes certainement, mais massification dans la diffusion de la connaissance pour construire sur le long terme ce que Lordon appelle "tendre vers" l'horizontalité. C'est pourquoi un salaire à vie, entre autres idées, constitue un moyen d'accès à la connaissance en libérant (des diktat du capital - à savoir travailler et consommer) a minima du temps à chaque etre humain pour apprendre, s'instruire, se connaitre..pour ne pas recréer des instutions de domination.

posté le 02/01/2020 à 17h01

16/03/2019 - Dans Le Film - A History of violence

J'ai découvert la profondeur de Cronenberg et son message sur la violence intrinseque, naturelle et necessaire de l'homme, qui m'avait échappé (j'etais jeune lors de mes premiers visionnages). Cette revelation de la violence, à la fois fondatrice et destructrice, présentée comme endormie en chacun par la la raison, les "valeurs" (qui sont les jugements socio-culturels d'une communauté humaine à une époque donnée comme le démontre si bien Henri Laborit), est à mes yeux le message le plus fort du réalisateur.
Je vais m'empresser de regarder sous cet angle le reste de sa filmo.
Merci Murielle et Jean-François.

posté le 20/03/2019 à 01h08 ( modifié le 20/03/2019 à 01h08 )

20/10/2018 - Dans le Texte - La Condition anarchique

Très riche, ça transporte puissamment loin comme souvent. Je vais lire le livre, et me réjouis de voir à quel point la philosophie spinoziste que je découvre et approfondis grace à FL rejoins celle de Henri Laborit, notamment sur cette question des valeurs, "les jugements socio-culturels d'une époque donnée". La condition anarchique, la vie sous la conduite de la raison, la formulation d'une nouvelle grille pour voir et affecter le social autrement.

posté le 20/10/2018 à 23h52

11/10/2017 - En accès libre - Libre échange, mon amour

d'accord pour tenter "du" et pas "le" protectionnisme à la Ruffin, et d'accord pour ne pas poser le périmètre national en préalable selon Besancenot, mais uniquement là où une alternative concrete est faisable (sa taxe kilometrique sur l'agriculture par exemple, ou le cabotage). Pour le reste le perimetre national ne me pose pas de probleme en tant qu'on y recourt comme unique cadre pratique existant par défaut et pas comme cadre souhaitable par xenophobie : c'est la transposition exacte des arguments de Lordon sur la sortie de l'euro, qui peut se penser radicalement soit sur des bases droitière nationaliste soit sur des bases gauchiste émancipatrice, cette dernière supposant qu'elle est l'un des premier coup conter le capital et pas une fin en soi.
Apres je me désole encore de l'aveuglement du NPA et de Besancenot sur le rapport au travail qu'il réduit à l'emploi, "qui diminue meme sans délocalisation" : ben oui, et c'est super le progres technologique, mais c'est pas la reduction d'emploi le probleme c'est la reduction du salaire qui n'est pas souhaitable mais qui en est le corollaire en système capitaliste. Friot pourtant ne fait qu'insister sur cette impasse de vouloir combattre le capitalisme en gardant ses mots et ses piliers : cela reduit à se battre contre le progres sur certain domaine, ce qui est absurde.

posté le 25/11/2017 à 22h51

16/09/2017 - Dans le Texte - Vaincre Macron

Exceptionnel de densité digeste, comme le précédent entretien. Pour avoir découvert la pensée de B. Friot il y a 4 ans, d'abord hostile, puis perplexe, puis curieux et enfin demandeur et carrément promoteur, j'engage les abonnés (et les autres) à lire "l enjeu du salaire" et "emanciper le travail", et à visionner tous les youtube de B. Friot.
Friot le décodeur humaniste du déjà-là, Lordon et les concepts spinozistes d'affects, bourdieu et le structuralisme : tous se retrouvent et - selon ma propre expérience - raisonnent dans leurs champs respectifs au fil des écrits et la pensée de Laborit le "pluridisciplinaire" que j'espère voir (en montage ou dans le texte) sur hors-série un jour.
Merci Judith, l'aventure et le dévoilement continuent !

posté le 17/09/2017 à 23h16

26/08/2017 - En accès libre - Anarchist in the UK

excellent graeber, comme souvent. 2 remarques pour les internautes d'HS :
1/ son livre bureaucracy se devore facilement, et le chapitre sur les super-heros et la catharsis est géniale;
2/ en gros fan de B. Briot, j'aurais aimé que Manuel CM suggère au constat sans réponse de "des emplois à la con et en co;l blancs se créent alors qu'on a moins besoin de trimer" la notion capitaliste d'emploi comme pilier seul admis comme créateur de valeur car autorisant du profit, ce qui explique ; l'inflation d'emplois (meme à la con) avec son marché si moralement utile, la où le travail devrait etre reconnu dans le salaire attaché à la personne et donc déconnecté de l'emploi. Bref, Judith B. et son interview de Friot le développent mieux que moi.

posté le 02/09/2017 à 23h03

18/02/2017 - Aux Ressources - L’entourloupe du revenu universel

J ai bien aimé le rappel du contexte historique dans lequel naissent chaque concept ou proposition de solvabilisation des "exclus", c'est à dire de ce qui ne consomment pas (trop pauvres) qui sont également souvent déclarés improductifs (impot negatif, revenu de base, etc.) par les systemes qui les nomment ainsi.

En revanche les qques laspus et amalgames de l'invité sur emploi/travail et marché/capitalisme me laissent songeur quant à sa comprehension de theories comme celle defendue par B. Friot, pour qui le dépérissement de l'Etat est un bonne chose et la marché un plutot bon allocateur/censeur de la production, puisque l'enjeu central réside dans la souveraineté citoyenne sur la production de la valeur (maitriser collectivement ce que l'on produit, dans quelles conditions on produit, et ce qui "vaut" au sens économique c'est à dire ce qui est reconnu par du salaire et de la monnaie associée).

posté le 25/02/2017 à 23h25 ( modifié le 25/02/2017 à 23h26 )

17/10/2015 - En accès libre - Imperium

@little jo : la société des affects est un bouquin fondamental, mais c'est effectivement un recueil qui developpe par theme/approche les concepts spinoziens (on peut le lire par chapitre dans le desordre presque). Je l'ai toutefois trouvé plus dur d'accès que Imperium, car plus exigeant de concentration. Mais c'est aussi par sa lecture initiale que tous les autres Lordon se lisent comme du petit lait. Les différentes videos - meme courtes - en ligne de F. Lordon constituent egalement un bon moyen d'entrée en connexion avec sa pensée et celle de spinoza (la fameuse conversion du regard).
Un conseil de lecture qui rejoint la notion de raison chez spinoza : "le cerveau de Bouddha" de Rick Hanson, où la fameuse "voie du milieu" résonne, comme la "compétence inconsciente" qui en est une autre illustration. Bref, la passion, toujours.
Merci Judith pour cet entretien très structuré qui colle au texte.

posté le 17/11/2015 à 00h19

19/09/2015 - En accès libre - Le salaire à vie

formidable entretien, qui permet l'initiation au bouquin de B. Friot, ou son complement d'explication apres lecture.
A ne pas manquer : reseau-salariat.info qui centralise les videos et entretiens des tenants et militants de ce modele de société.
Merci Judith, on a l'impression de revivre "Capitalisme, desir et servitude" il y a qque temps en voyant ton engouement et l'opération de conversion du regard. A quand l'adaptation théatrale ? ;)

posté le 19/09/2015 à 22h56