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commentaire(s) publié(s) par syola

6 commentaires postés

20/02/2015 - En accès libre - Les Sorcières

@Judith : je vais essayer d'être plus clair.
Après que vous ayez commencé à parler du sabbat et évoqué Michelet, B. Rochelandet vous fait une réponse assez complète (à partir de 32 min). Elle dévie un peu en cours, mais conclu sur un explicite "de sabbat il n'y a point" sur lequel il aurait été facile de rebondir par un "pourtant certains historiens, Federici par exemple, continuent de penser que des sabbats ont véritablement eu lieu". Après libre à B. Rochelandet d'expliquer en quoi Federici ne serait pas sérieuse.
Or, même si vous avez visiblement des réserves (34m30s, vous avez l'air de vouloir prendre la parole) vous donnez également l'impression d’acquiescer, admettant notamment que Lucien Febvre fait "référence en la matière" - mieux vous devancez votre invitée dans cette déclaration (34m40s). Puis vous lancez l'extrait de Haxan.
A cet instant le sujet semble entendu.

Ce n'est que plus tard (54m20s) que vous remettez le sujet sur le tapis, et vous le faites par la même formule que votre invitée avait déjà contredite. Si j'en fais un schéma logique, cela donne : argument A => contre-argument A => argument A. C'est ça que j'appelle dialogue de sourds.
Difficile de savoir pourquoi Brigitte Rochelandet ne vous rappelle pas ce qu'elle vous a dit 20 minutes plus tôt, d'autant plus que la mise en scène ne nous permet pas de voir ses réactions. Vous ne lui laissez aussi pas trop l'occasion, enchainant à propos du contrôle de la fertilité, et sans doute s'est-elle résolue à passer au sujet suivant - peut-être aussi ne souhaite-t-elle pas passer pour la chiante de service en se répétant.

Pour être tout à fait clair, ce que je vous reproche de ne pas avoir "explicitement formulé" n'est pas que le sabbat faisait encore débat parmi les historiens. Ça vous l'avez dit, trois fois si je ne m'abuse. B. Rochelandet vous a contredit sur le sujet, en sa qualité d'historienne je considère qu'elle fait autorité sur le sujet (sans compter que vous même ayez acquiescé à sa démonstration), vous pourriez par la suite le répéter cent fois que ça ne lui donnerait pas plus de valeur.
Ce que je vous reproche donc de ne pas avoir "explicitement formulé", c'est votre argument B : que Federici, elle, donne crédit à une existence réelle du sabbat.

PS : Il va de soit que je ne vous fait ces remarques que parce que j'estime votre travail (en général et sur cette émission en particulier, que vous avez de toute évidence préparée avec application). Aussi parce que non, désolé, mon point ne me semble pas absurde et j'espère que mon message aura réussi à clarifier les choses.
J'ai parfaitement conscience de la difficulté d'avoir sur votre plateau des invités qui font fatalement parti de tel ou tel courant de leur discipline, que certaines de vos déclarations peuvent aller à l'encontre des positions du dit courant et qu'il n'est alors pas aisé de les contredire sur le sujet - après tout ce sont eux les spécialistes, tous vos efforts de documentation n'y changeront rien.
Cela dit, ici j'ai l'impression que c'est Mme Rochelandet qui vous a fait la politesse de céder pour vous permettre de suivre votre conducteur.

posté le 26/02/2015 à 20h27

20/02/2015 - En accès libre - Les Sorcières

@ Judith (à propos du sabbat) : alors pourquoi ne pas l'avoir explicitement rappelé à B. Rochelandet ? Ça aurait évité à certains instants de ressembler à des dialogues de sourds.

posté le 24/02/2015 à 14h08

20/02/2015 - En accès libre - Les Sorcières

Émission intéressante (et je m'en vais lire Federici), mais il serait bon de prendre acte de ce que disent vos invités, plutôt que de persister dans vos idées fixes.
Le gros truc qui m'a choqué : vous dites à un moment que le débat sur l'existence des sabbats fait toujours débat, ce à quoi Brigitte Rochelandet vous répond qu'il l'est depuis de longues années. Pourtant, par deux fois au moins après cela vous reprendrez votre laïus "le débat n'est pas tranché"... à la place de Mme Rochelandet j'aurais pris cela comme un fort détestable "cause toujours ma petite dame".
Soit vous avez des raisons de mettre en doute sa déclaration et vous avez peut-être des arguments à faire valoir. Soit vous admettez qu'elle sait de quoi elle parle, et c'est après tout pour cela que vous avez invité une historienne, avoir quelqu'un qui fait autorité sur les faits.
Ce qui n'aurait pas empêché de s'interroger par la suite sur l'origine de cette image, comme l'a été fait pour le balai.

posté le 23/02/2015 à 12h20

04/10/2014 - Dans Le Film - Qu'est-ce qu'un bon film ?

> " Rohmer n'est pas naturaliste, mais c'est gentil d'être passé."

Murielle, je ne sais pas comment prendre votre réplique à mon message.
Au delà même du mépris que je sens pointer derrière votre "c'est gentil d'être passé".
Il ne faut pourtant pas avoir un bac+9 en linguistique pour comprendre que la description que je donne de votre "invité type" est le fruit d'une accumulation de termes en vrac qui ne s'appliqueront pas également à chacun. Me rétorquer "Rohmer n'est pas naturaliste" c'est répondre à coté de la plaque car ce n'était bien évidemment pas là mon propos : j'espère que vous avez conscience que votre position "idéologique" sur l'échiquier cinéphile est assez marquée (et, je suis désolé, "orthodoxe").
Je ne vous demande pas de faire de DLF une émission à l'image de mes désirs et de mes goûts, ce serait aussi stupide qu'absurde. Mais il se trouve que le discours qu'on y a pour l'instant tenu m'exaspère au plus haut point. Ou quand le discours pouvait trouver quelque écho à mes préoccupations personnelles (l'entretien avec Bonello sur le son) les extraits sensés mettre tout ça en image me semblaient pourtant bien déconnectés de ce que je projetais sur les idées. D'où mon message qui dans son aspect agglomérat potache tenait à la fois du compliment au sujet du nouvel invité, à la fois du reproche sur les précédents - je ne peux donc pas vous en vouloir de mal le prendre, c'est fait pour.

Ça me fait penser : l’incompréhension et la divergence que j'évoque à propos de Bonello, ainsi que mon rejet viscéral du cinéma que vous adorez, cela ne vous invite-t-il pas à remettre en question votre affirmation de l'existence du "beau" tel que vous le définissez vers 16m50s ?
Votre envie de trouver un terrain de communion esthétique universelle part d'un bon sentiment, du-t-elle se faire au pied de biche. Mais que faites-vous des indécrottables dans mon genre qui trouvent Truffaut hideux et Hitchcock correct sans plus ? Nous ne pourrons discuter qu'une fois que vous aurez reconnu que je ne peux pas vous rejoindre dans votre consensus global.
Quand aux "chefs-d'oeuvre", ils ne sont pas "beaux" mais les vainqueurs d'une lutte d'influence entre différentes institutions cherchant à asseoir leur légitimité et imposer leur système de valeurs.


Arrivé à la conclusion j'eus l'idée d'une vanne drolatique à base de détournement du titre d'une célèbre BD de Vuillemin, mais je crains que la boutade soit mal comprise. Je laisse donc soin aux initiés de la reconstituer (et de trouver ça hilarant, bien entendu).


PS : comme certains l'ont déjà fait remarquer, vous parlez beaucoup. C'est assez compréhensible étant donnée la divergence entre votre invité et vous. Je vois très bien ce qui a pu vous y mener, probablement malgré vous.
Mais c'est aussi assez dommageable, celui-ci étant porteur d'une parole déjà minoritaire en ces lieux (contrairement à ce que dit un certain Daniel S., un intervenant ne donne pas le meilleur de lui-même en étant interrompu toutes les dix secondes).

posté le 05/10/2014 à 19h26

04/10/2014 - Dans Le Film - Qu'est-ce qu'un bon film ?

Je n'ai pas encore regardé l'émission, mais je suis heureux d'y voir enfin un invité qui ne soit pas un infâme ôteuriste naturaliste rohmerien pour qui aime l'Art avant le cinoche.

posté le 05/10/2014 à 16h58

26/07/2014 - Dans Le Film - Qui veut la peau du naturalisme ?

Si l'alternative au naturalisme dans le cinéma français c'est Philippe Garrel et Serge Bozon, et bien on n'est pas dans la merde.
Oh, je vois ce que vous voulez dire en distinguant des films comme 'La Jalousie' ou 'Tip Top', mais à vrai dire je ne fais pas de différence fondamentale entre ces films et, disons, 'La Graine et le Mulet' (je m'excuse pour mes références kechichiennes un brin datées) ou 'Un Monde sans femmes' : ces films correspondent parfaitement à ce à quoi je pense lorsqu'il m'arrive de déclarer (et d'autres avec moi) que "je n'aime pas le cinéma français", le "naturalisme" (au sens large) étant un des principaux critères.

Métaphore colorée : c'est un peu comme si dans un entretien intitulé "Qui veut la peau du bleu ?" vous me souteniez que l'alternative radicale c'est le cyan ou l'azur. Ah mais bordel je veux du rouge ! du vert ! du orange !

Il existe pourtant des cinéastes français (pas des masses il est vrai) qui font des films rompant avec le naturalisme : Gaspar Noé, Marina de Van, Philippe Grandrieux ou encore Pascal Laugier - pour n'en citer que quatre que j'aime bien. Mais faut croire que la rupture avec le naturalisme a ses limites et il est assez révélateur que trois d'entre eux se soient retrouvés à l'étranger pour réaliser des films en anglais.

Ou pour paraphraser ce bon vieux monsieur Ford : le cinéma français vous pouvez l'avoir de la couleur de votre choix, pourvu que ce soit bleu.

posté le 11/08/2014 à 00h25