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commentaire(s) publié(s) par Thomas Gelée

7 commentaires postés

18/06/2016 - Dans le Texte - Ce cauchemar qui n'en finit pas

Merci pour ce riche entretien.

Vous avez abordé bien des questions qui sont parmi celles qu'avec plusieurs de mes proches nous nous posons.
Sans y apporter de réponses définitives bien sûr, car si celles-ci était à portée d'un entretien et pouvaient être apportées en une heure, cela se saurait, mais en délivrant l'éclairage intelligent d'un inventaire du comment et du vers-quoi avec les pratiques alternatives proposées au néolibéralisme.

Vous m'avez ainsi permis d'être plus léger avec la décision d'une fois encore changer complètement de vie en rejoignant pour l'accompagner un de mes fils dans l'élevage en agropastoralisme nomade (sans propriété de terre ni de bâtiments) qu'il va démarrer l'an prochain.

posté le 19/06/2016 à 22h02

04/06/2016 - Aux Sources - Le maniement des hommes

Après réflexion et une seconde audition, je souhaite modérer mon propos précédent. D'abord dire que cet entretien est à voir absolument, bravo pour le sujet, que je crois central pour comprendre notre société, bravo pour avoir détecté Thibault Le Texier, qui apporte une intelligence précieuse, et merci pour les premières minutes d'introduction qui posent bien le cadre, entre autre lorsqu'il positionne « le management » comme le courant intellectuel le plus influent du 20ème Siècle, ce qui permet de comprendre en filigrane le courant qui a construit la société actuelle, donc la politique qui la caractérise.

Beaucoup de choses importantes et/ou nouvelles sont dites, malheureusement un peu au milieu d'informations beaucoup plus banales.

C'est super et fort juste d'avoir évoqué Gaston Lagaffe dans ce thème, mais c'est très dommage de ne pas avoir souligné le fait que Franquin avait remarquablement anticipé le mouvement social des nouveaux managers, les Steve Jobs qui, alors stagiaires, se promenaient en baskets éventrées ou revenait subitement après 6 mois d'absence non annoncée pour aller voir son gourou en Inde.
Le monde professionnel qu'instaure Gaston Lagaffe, à contre-courant de celui de l'époque, regardez bien, c'est celui de Google aujourd'hui. Il montre justement les frictions du glissement entre un management de l'efficacité encore trop souvent tendu pour le résultat comptable vers celui de l'efficacité stratégique orientée vers l’innovation indispensable à l'entreprise pour rester en tête de peloton dans une économie de libre concurrence.

posté le 05/06/2016 à 14h24 ( modifié le 05/06/2016 à 14h55 )

04/06/2016 - Aux Sources - Le maniement des hommes

Pas du tout inintéressant, mais quand même un peu décevant.

Enfin j'espère que Maja Neskovic est juste restée trop longtemps collée à des aspects qui étaient nouveaux pour elle, mais auxquels il me semble avoir été formé il y bientôt 30 ans par l'Institut Français de Gestion.

La vidéo finale présente très justement une partie importante de la question qui eût du être je crois le principal de l'entretien.

Tant les impacts politiques considérables que les conséquences pratiques de l'annulation de l'autonomie et de l'indépendance des professionnels en les dépossédant de leur métier par la mise en œuvre des techniques de management, elles même fortement évolutives, est trop brièvement survolée alors que l'on passe beaucoup de temps sur l'analyse des outils du fordisme très bien connue depuis fort longtemps.

C'est pourtant le cœur du sujet, à l'heure où de plus en plus souvent c'est le management qui garde la décision finale à travers des procédures ou des machines, par exemple dans un avion de ligne moderne ce sont les ordinateurs de bord qui ont la décision finale d'actionner les commandes et non le pilote, ou bien en salle des marchés à la bourse ou elles décident des transactions, cela parce que l'on est sûr qu'elles appliqueront rigoureusement la procédure pré-établie par le management technologique sur la quelle la direction générale a établie sa stratégie d'entreprise.
Au risque de provoquer des catastrophes, il est préférable de laisser toutes les commandes de l'entreprise à son management qui pourra immédiatement expliquer les raisons d'un accident plutôt que de prendre le risque de l'aléa humain qui, dans le cas il n'aurait pu éviter le pire, entraînera des semaines d'incertitudes, entre-autre boursières, pendant la durée des enquêtes pour tenter de l'expliquer.

posté le 04/06/2016 à 19h41 ( modifié le 04/06/2016 à 20h18 )

21/05/2016 - Aux Ressources - La trajectoire des révolutions

C'est vraiment agréable d'écouter Mathilde Larrère, après avoir entendu Denis Lachaud la semaine passée, débattre sereinement d'un (du?) sujet sociétal nouveau et (j'espère) important en pouvant prendre le temps d'expliquer leurs références aux éléments culturels avec ou à l'opposé desquels ils construisent leur propos.
Enfin sortir de la simplification qui, pour s'imposer dans l'audiovisuel, réduit la pensée à quelques phrases étendards. Très intéressé par le mouvement nuit debout, j'ai trouvé en deux émissions d'Arrêt sur Image une analyse synthétique qui me manquait malgrès le suivi de RadioDebout, Périscope et bien-sûr, la lecture d'une presse crispée pour maintenir la « Fabrique du Consentement » qui leur va si bien.
Même MediaPart me semble manquer de prise, sans doute parce qu’il faudrait disposer de plusieurs équipes à temps plein et de l'éclairage de scientifiques eux aussi informés pour produire la documentation nécessaire.
Merci à Hors Série, mais ce serait bien de faire apparaître dans le texte de description qui accompagne la video les références auxquelles il est fait allusion, en plus de les faire apparaître lorsqu'elles sont citées, ce qui est déjà fort agréable mais oblige à repasser « la bande » pour les noter.

posté le 21/05/2016 à 22h20 ( modifié le 21/05/2016 à 22h25 )

07/05/2016 - Aux Sources - L'Ordre et le monde

Oui vraiment Bravo!
Un balayage large et remarquablement étayé de l'échec de la CPI.
Une conclusion sans équivoque qui ouvre la porte sur un nouvel avenir politique.
Et Maja qui butine dans des espaces inattendus et intéressants.

posté le 07/05/2016 à 22h14

23/04/2016 - Diagonale Sonore - Pourquoi pas les Beatles ?

Je joins mes louages avec enthousiasme à celles des autres commentaires, c'est incroyable d'être scotchés comme cela au sujet du marronnier "Beatles" si régulièrement ressassé depuis 40 ans. Bravo pour avoir identifié Olivier Julien et lui avoir permis de si bien mettre en valeur son travail, c'était courageux et tout à fait réussi.
Sur le sujet de la (considérable) différence de couleur entre son lampes et son transistors, n'ayez pas de regrets de ne pas l'avoir tentée, la mise en évidence est presque impossible sur le net mais n'est vraiment démonstrative qu'en situation en écoutant un son analogique non masterisé sur une amplification uniquement par lampe, et un son "moderne" éventuellement compressé analogiquement en dolby, amplifié par transistor. Alors sur le net avec un son digitalisé, comprimé avec perte d'information puis amplifié avec effet "surround", ça ne veut plus dire grand chose.

posté le 24/04/2016 à 16h02

09/04/2016 - Dans le Texte - Vers l'amour révolutionnaire

Tout d'abord un grand merci pour ce formidable moment de sagesse et d'intelligence. Bravo à Houria Bouteldja pour la pertinence de sa pensée et la délicatesse de la force avec laquelle elle l'exprime si judicieusement.
J'ai compris en particulier la confusion que je faisais entre construction sociale de ma pensée et expression politique de celle-ci. À l'heure de Nuit Debout, c'est important !

Au sujet de interpellation par Judith Bernard quant à l'absence d'auto-critique du monde Arabe à propos de ses conquêtes coloniales, en référence aux propos de Mr Castorialdis dans un article de la République des Lettres, j'ai regretté l'abandon du sujet par vous deux.
D'une part, Houdia Bouteldja aurait alors pu citer la pensée du Soufisme qui, moins de deux siècles après l’Hégire, trouve une conciliation pacifique et contemplative entre l'islam et la culture naturelle des peuples arabes qui l'adoptent, et, probablement aussi, évoquer beaucoup d'autre penseurs que notre culture n'a pas remarqué, au contraire d'Averroès, qui, bien que contestant des positions Arabes et islamiques, en fut définitivement rejeté, sort tout de même plus tendre que celui par lequel fut traité le très pauvre Giordano Bruno mais moins doux que celui accordé au très fortuné Voltaire par la puissance royale.
Mais surtout, elle aurai pu faire remarquer que, par son propos, Mr Castorialdis se positionne lui même dans ce « blanc imbu et dominant » bien contraire à sa propre pensée, et essentialise le monde arabe, là encore en totale contradiction avec lui même. Peut-être ce développement était-il dans l'intention de Judith Bernard, mais c'est dommage d'en avoir abandonné l'idée.
Car enfin comment penser que des peuples qui maîtrisaient l'écriture des millénaire avant notre civilisation et avaient développé un humanisme social autrement structuré et élaboré que les embryons, toutefois très importants pour notre propre pensée, de celui-ci chez Montaigne il y a à peine plus de quatre siècles, n'aient pas disposé très tôt de cette critique ?

Thomas Gelée

posté le 10/04/2016 à 17h35