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commentaire(s) publié(s) par hello_world

5 commentaires postés

17/06/2017 - Dans Le Film - La Cérémonie

Émission intéressante. Je me souviens avoir lu que Chabrol évoquait le rôle des barrières dans le film dans un commentaire (sur un DVD ?) que je n'ai pas entendu.
J'ai en conséquence remarqué que lors de la confrontation de Bonnaire/Sophie avec sa patronne, la barrière sociale est effectivement marquée par le motif d'une barrière au second plan. Franchir les barrières (ou les fenêtres) ou ne pas pouvoir les franchir...
Il faudrait bien sûr alimenter cette réflexion plus précisément.
Pas vraiment d'accord avec Rauger sur la question de "l'auteur", notion qui me semble bien simplifiée ici (à vrai dire, il me semble plus commenter la question politique, un choix politique de carrière plus précisément que la question de l'auteur, qui, comme l'auraient dit Godard ou Rivette, est peut être un non-sujet)
Pour avoir été assez critique envers certains de vos choix antérieurement, je trouve que les dernières émissions, sur Spring Breakers ou ici La Cérémonie sont bien plus fraiches que précédemment, sur des films à défricher et donc bien plus stimulants.

posté le 20/06/2017 à 22h31 ( modifié le 20/06/2017 à 22h33 )

03/12/2016 - Dans Le Film - Le Mépris

réponse un peu plus tard : cher Murielle, si vous aviez lu le message jusqu'à la fin (ça prend moins de 3 minutes ;) ) vous remarqueriez que je commente d'autres aspects de l'émission témoignant du fait que je l'ai regardée en entier.
Comme je l'ai fait pour toutes vos émissions.
J'ai déjà fait des remarques plus étayées sur vos entretiens sur Eastwood et avec M.-J. Mondzain (cf "il y a 2 ou 3 émissions").

Je comprends parfaitement que vous effectuez un gros travail. Et je ne souhaite pas spécialement vous heurter. Mon agacement de spectateur est réel et je n'ai aucun intérêt à critiquer gratuitement votre travail. (je ne vous connais pas, je ne suis pas journaliste, je ne travaille pas dans le cinéma)

Des remarques constructives?
Effectivement, plus de travail. Il y a une littérature plus qu'abondante sur Le Mépris et sur Godard qui vous permettrait surement de rebondir avec plus d'efficacité sur les propos de votre interlocuteur ou de proposer un autre angle pour rendre l'échange plus dynamique. Les gens qui font des colloques sur des sujets parlent en général 20 minutes par intervention et font un vrai travail de recherche pour cela, citant souvent 3 à 4 ouvrages de références, par exemple, si vous souhaitez prendre un modèle. C'est aussi le cas de vos collègues, très souvent.
Cela permettrait par exemple de pouvoir affirmer vos opinions ou vos désaccords sans sembler désarmée.

Je pense que c'est justement la plus value de ce type de média de pouvoir problématiser. Sinon, beaucoup d'universités diffusent les colloques, interventions, le forum des images filme ses conférences.
Je sais que votre position intermédiaire entre une parole d'expert et de la vulgarisation est dure à tenir, et je suis certain que vous y mettez beaucoup du votre. Ce n'est pas forcément un sujet évident que de traiter de cinéma, j'imagine bien.

Il y a de nombreuses choses à faire : peut-être plus de prises de risque, sur le choix des sujets (découvrir des films, des points de vue étonnants sur eux) et sur vos interventions. Comparé à vos collègues, vous devez reconnaitre que vos choix sont parfois un peu convenus : non pas que je ne souhaite pas entendre de propos sur Citizen Kane (je plaisante mais votre dernière émission est sur le film récent le plus commenté des 15 dernières années) mais ça a déjà été beaucoup fait et il se trouve que je suis avant tout fidèle à ce site pour découvrir des choses. Vous pouvez aussi m'accorder que vous vous risquez rarement à vous opposer, nuancer, interroger le point de vue de vos interlocuteurs, cela pouvant être fait de façon courtoise en invoquant, par exemple, un autre auteur ou chercheur qui a travaillé sur l'auteur/film abordé (mis à part avec Laurent Jullier, et d'entrée, je ne vous vois que rarement le faire).
Arrets sur Image est en partenariat avec Tenk, je crois bien. Aborder un documentaire peu vu mais que vous avez envie de défendre, par exemple et que le spectateur pourrait découvrir? Faire découvrir des oeuvres? L'émission sur Homeland Irak Année Zéro me semble plus pertinente que de revenir sur Le Mépris (même si l'exercice de l'interview de réalisateur est pas forcément le plus facile, André S Labarthe s'y est confronté avec souvent des difficultés pour faire émerger une parole).
Plus se concentrer sur des ouvrages parfois difficile pour permettre d'en faciliter l'accès? La littérature sur le cinéma "sérieuse" est parfois assez dure d'accès, et je serais ravi d'être éclairé ou de découvrir des voix nouvelles plus souvent.

Vous avez beaucoup de chances d'avoir cette tribune et de pouvoir faire cette émission : c'est le rêve de nombreux cinéphiles, doctorants en cinéma que de pouvoir échanger avec des penseurs sur leur passion et de pouvoir le partager. Vous avez tous mes encouragements pour être à la hauteur de ces nombreux talents qui n'ont pas la chance d'avoir un site média reconnu tel qu'Arrets sur Images qui les soutiennent, une équipe de production etc.

Par ailleurs, j'aime bien le cinéma, mais je ne suis pas friand de me faire traiter d'imbécile (sur Eastwood) ou d'entendre des propos limites (Mondzain) quand je viens sur le site. Je me dis que votre rôle, aussi pour respect pour vos spectateurs, tient à encadrer le débat.

Je sais que l'on a tendance à faire des commentaires avant tout quand l'on est en désaccord. Mais, néanmoins, je vous soutiens financièrement chaque mois. Avec plaisir.

Sincèrement.

posté le 11/02/2017 à 23h08 ( modifié le 11/02/2017 à 23h22 )

03/12/2016 - Dans Le Film - Le Mépris

3 minutes de visionnage... Je n'ai pas préparé d'émission sur Le Mépris, je ne suis pas un spécialiste de Godard, mais je sais quand même que Vivre sa Vie c'est avant Le Mépris. Je le disais il y a 2/3 émissions et ça se confirme d'émission en émission : il y a un gros manque de travail et d'exigence de la part de Murielle Joudet.
Edit : visiblement, l'intervenant a l'air aussi un peu gêné de la reprendre 3 ou 4 fois alors qu'elle donne dans le péremptoire.

posté le 03/12/2016 à 20h57 ( modifié le 03/12/2016 à 22h26 )

25/06/2016 - Dans Le Film - L'image peut-elle tuer ?

La seconde moitié de l'entretien verse dans le n'importe quoi, la faute à M. Joudet qui ne fait pas son travail d'intervieweuse de façon rigoureuse et d'un manque d'exigence intellectuelle de la part de son interlocutrice. Que de concepts complexes méritant largement plus d'approfondissements à peine survolés et même pas interrogés. 'Anorexie psychotique' , 'libération de l'imaginaire' (pourquoi pas, mais pas balancé comme ça entre deux phrases sans vraiment de précision de ce qu'on veut dire par là, après avoir parlé d'inceste, viol, parricide - ce n'est pas en convoquant le dyonisiaque et le cathartique que ça élude toutes les problématiques des années 70 sur le sujet), convocation des "autistes" entre deux phrases - inconséquent vu la diversité et la complexité du sujet et c'est un concerné qui en parle, pas une intellectuelle qui utilise ça comme argument lâche - puis ce "démocratie participative" balancé n'importe comment à la fin - dans une comparaison expliquée de façon assez nébuleuse...
Ca part dans tous les sens sans vraie cohésion et ça manque vraiment d'un cadre pour éviter cette dispersion.
Quelle confusion.Et on a beau convoquer Deleuze, on en est si loin...
Murielle Joudet devrait vraiment faire attention à être moins complaisante avec ses invité(e)s, ça fait plusieurs émissions qu'elle ne problématise pas les propos de ses interlocuteurs et je finis par penser qu'elle n'a pas la capacité de le faire, ce qui est gênant au vu de sa tâche. C'est bien de laisser la parole, mais n'est elle pas là pour interroger - c'est plus des entretiens, c'est une vitrine sans plus value. Dommage, surtout comparé à ses collègues sur le site. Manque d'expérience, de travail ou de compétence ?

posté le 08/08/2016 à 01h55 ( modifié le 08/08/2016 à 03h48 )

26/03/2016 - Dans Le Film - Clint Eastwood, le Grand Réparateur

Mal abstrait, ambivalence. Eastwood ne me parait pas si abstrait que ça quand il s'agit de sacrifier des personnages ou d'organiser le pathos. Deux séquences/personnages me viennent en tête. La méchante boxeuse de Million Dollar Baby, sacrifiée pour rajouter de la dramaturgie - un peu emphatique et ridicule et ne parlons pas des parents de l'héroïne - et le "compagnon" de Costner dans Un monde Parfait, dont le meurtre est organisé pour "soulager" le spectateur, tant dans le dispositif que dans la direction d'acteur. Il aurait aussi été intéressant de ne serait-ce qu'évoquer cette façon de concentrer les mauvaises passions/ les bas instincts pour laquelle le terme "subtilité" est loin d'être celui qui me viendrait en premier lieu, à partir du moment ou vous prenez le parti de vous "confronter" aux reproches. L'ambivalence affichée d'Eastwood, elle est bien présente, parfois lourdement pataude (Sudden Impact) et on tombe un peu ici dans le facile "les spectateurs ont pas compris, on va vous expliquer"... qui ne vient en rien résoudre le malaise devant American Sniper, L'échange, Pale Rider ou Impitoyable. Pourrait on aller plus loin que le terme ambivalence? Celle d'Eastwood ou de Friedkin n'a pas grand chose à voir avec, par exemple, celle d'un Ferrara, et ce n'est pas parce que l'on serait "bien en peine de citer un film américain important qui ne traite pas du mal de cette manière" (un peu court, non? ) qu'on devrait tout mettre sur le même plan. On pourrait même considérer que cette ambivalence est parfaitement constitutive du dégoût que ce cinéastepeut provoquer. Vous reprochez à certains de vouloir aplanir son cinéma, mais ne tombez vous pas dans le même écueil par rapport aux gens qui sont "dérangés" par Eastwood? Et d'aller au delà des films "problématiques", car on peut aussi être écoeuré par Minuit dans le jardin du bien et du mal (et son final) ou même The Bridge.... pour des raisons pas si éloignées.

posté le 26/03/2016 à 22h41 ( modifié le 26/03/2016 à 22h56 )