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commentaire(s) publié(s) par hello_world

6 commentaires postés

28/07/2018 - Aux Sources - Ton monde vaut mieux que le mien

Ca devient un peu n'importe quoi cette case, non ?
Au delà de la nullté consternante de cette émission. (à base de covers, de glorification de Vanity Fair US er de discrimination positive en passant chez son cordonnier,... ).
Heureusement qu'on évite les journalistes et éditorialistes, comme énoncé dans la présentation de Aux Sources.

Désolé d'accompagner le déluge de critique mais c'est vraiment indigent là.

Et bien sur que la multitude de points de vue peut donner une visibilité à des choses. Mais ça peut aussi, en fonction des intervenants restreindre.
J'aurais adoré cet entretien il y a 15 ans chez Canal +. Ici, 15 ans plus tard, non. J'ai surmonté l'adolescence et la fascination pour le caca, de Vanity Fair ou produit par Canal. L'exemple typique de ce que l'on m'a balancé toute ma vie pour m'empêcher de penser. Le bandung du nord vient creuser le décalage entre ce que proposé gratuitement et ce que proposé payant. Je paye pas pour des entretiens aussi nuls, je suis prêt à payer pour les conférences.

Que tout point de vue puissent nourrir une réflexion, bien entendu. Mais peut on espérer autre chose ici que d'avoir la reproduction du constat de Elle et Vanity Fair, sans distance et réflexivité (de la part des deux) ? Si le site se destine à produire des documents que l'on pourrait trouver chez Ruquier ou sur France 5 en début de soirée, la pertinence de payer pour cela devient faible.

Si le propos est effectivement celui proposé par Andredge deux post au dessous, j'ai envie de dire qu'il y a peut être mieux qualifié pour. Encore une fois des deux côtés.

Ce qu'elle/il oublie dans son commentaire, c'est que les gens ne critiquent pas que la vidéo mais aussi le processus d'éditorialisation qui la précède.

Et cette disticntion entre progressistes et réacs de deux messages en dessous est encore plus ringarde que ce débat. Je me revendique d'ailleurs sur ces points autant de Sen que de penseurs du XVIIe et XVIIIe. Merci de pas généraliser toute personne en désaccord avec vous, même avec une ironie déplacée et stupide. L'ouverture d'esprit permet de le considérer comme un document. Cela n'empêche pas de le considérer comme un document exemplaire de la stupidité actuelle, effectivement intéressant à ce titre. La bêtise, c'est de préjuger et de sortir à partir de cela des constats tout faits. Le discours de Lady Gaga sur la musique de merde actuelle est certainement passionnant, mais, en a t'on vraiment besoin en plus de se taper ses tubes en supermarché ?

Des propos stupides et convenus, on en a déjà à haute dose, non ? parfois d'ancienne responsable de chez Elle d'ailleurs.

Vous attendez quoi pour mener un débat Diallo/Schiappa ou interviewer Ariane Chemin sur les potins de je ne sais quelle personne médiatique pour accompagner la platitude de ce truc ? Pour analyser la médiocrité de certains "penseurs " ou mauvais rapporteurs actuels, ça me semble une bonne voie, non ?

Heureusement qu'il reste des intervieweuses autrement passionnantes, de Bernard (souvent, quand elle n'est pas complaisante, mais on s'est habitué, de la force de l'incarnation ) à Raim  (quasi tout le temps) ici.

Sinon, les cartes blanches, super idée. Mais pourquoi les accorder à Diallo ou Cervera-Marzal exclusivement ? Et sans permettre un vrai dialogue ou une vraie envie d'échanger ou de partager. Là, on tombe dans ce qui semble être, au mieux, du copinage ou du manque de distance et de répondant pour assumer un tel entretien.

posté le 21/08/2018 à 23h06 ( modifié le 22/08/2018 à 02h00 )

17/06/2017 - Dans Le Film - La Cérémonie

Émission intéressante. Je me souviens avoir lu que Chabrol évoquait le rôle des barrières dans le film dans un commentaire (sur un DVD ?) que je n'ai pas entendu.
J'ai en conséquence remarqué que lors de la confrontation de Bonnaire/Sophie avec sa patronne, la barrière sociale est effectivement marquée par le motif d'une barrière au second plan. Franchir les barrières (ou les fenêtres) ou ne pas pouvoir les franchir...
Il faudrait bien sûr alimenter cette réflexion plus précisément.
Pas vraiment d'accord avec Rauger sur la question de "l'auteur", notion qui me semble bien simplifiée ici (à vrai dire, il me semble plus commenter la question politique, un choix politique de carrière plus précisément que la question de l'auteur, qui, comme l'auraient dit Godard ou Rivette, est peut être un non-sujet)
Pour avoir été assez critique envers certains de vos choix antérieurement, je trouve que les dernières émissions, sur Spring Breakers ou ici La Cérémonie sont bien plus fraiches que précédemment, sur des films à défricher et donc bien plus stimulants.

posté le 20/06/2017 à 22h31 ( modifié le 20/06/2017 à 22h33 )

03/12/2016 - Dans Le Film - Le Mépris

réponse un peu plus tard : cher Murielle, si vous aviez lu le message jusqu'à la fin (ça prend moins de 3 minutes ;) ) vous remarqueriez que je commente d'autres aspects de l'émission témoignant du fait que je l'ai regardée en entier.
Comme je l'ai fait pour toutes vos émissions.
J'ai déjà fait des remarques plus étayées sur vos entretiens sur Eastwood et avec M.-J. Mondzain (cf "il y a 2 ou 3 émissions").

Je comprends parfaitement que vous effectuez un gros travail. Et je ne souhaite pas spécialement vous heurter. Mon agacement de spectateur est réel et je n'ai aucun intérêt à critiquer gratuitement votre travail. (je ne vous connais pas, je ne suis pas journaliste, je ne travaille pas dans le cinéma)

Des remarques constructives?
Effectivement, plus de travail. Il y a une littérature plus qu'abondante sur Le Mépris et sur Godard qui vous permettrait surement de rebondir avec plus d'efficacité sur les propos de votre interlocuteur ou de proposer un autre angle pour rendre l'échange plus dynamique. Les gens qui font des colloques sur des sujets parlent en général 20 minutes par intervention et font un vrai travail de recherche pour cela, citant souvent 3 à 4 ouvrages de références, par exemple, si vous souhaitez prendre un modèle. C'est aussi le cas de vos collègues, très souvent.
Cela permettrait par exemple de pouvoir affirmer vos opinions ou vos désaccords sans sembler désarmée.

Je pense que c'est justement la plus value de ce type de média de pouvoir problématiser. Sinon, beaucoup d'universités diffusent les colloques, interventions, le forum des images filme ses conférences.
Je sais que votre position intermédiaire entre une parole d'expert et de la vulgarisation est dure à tenir, et je suis certain que vous y mettez beaucoup du votre. Ce n'est pas forcément un sujet évident que de traiter de cinéma, j'imagine bien.

Il y a de nombreuses choses à faire : peut-être plus de prises de risque, sur le choix des sujets (découvrir des films, des points de vue étonnants sur eux) et sur vos interventions. Comparé à vos collègues, vous devez reconnaitre que vos choix sont parfois un peu convenus : non pas que je ne souhaite pas entendre de propos sur Citizen Kane (je plaisante mais votre dernière émission est sur le film récent le plus commenté des 15 dernières années) mais ça a déjà été beaucoup fait et il se trouve que je suis avant tout fidèle à ce site pour découvrir des choses. Vous pouvez aussi m'accorder que vous vous risquez rarement à vous opposer, nuancer, interroger le point de vue de vos interlocuteurs, cela pouvant être fait de façon courtoise en invoquant, par exemple, un autre auteur ou chercheur qui a travaillé sur l'auteur/film abordé (mis à part avec Laurent Jullier, et d'entrée, je ne vous vois que rarement le faire).
Arrets sur Image est en partenariat avec Tenk, je crois bien. Aborder un documentaire peu vu mais que vous avez envie de défendre, par exemple et que le spectateur pourrait découvrir? Faire découvrir des oeuvres? L'émission sur Homeland Irak Année Zéro me semble plus pertinente que de revenir sur Le Mépris (même si l'exercice de l'interview de réalisateur est pas forcément le plus facile, André S Labarthe s'y est confronté avec souvent des difficultés pour faire émerger une parole).
Plus se concentrer sur des ouvrages parfois difficile pour permettre d'en faciliter l'accès? La littérature sur le cinéma "sérieuse" est parfois assez dure d'accès, et je serais ravi d'être éclairé ou de découvrir des voix nouvelles plus souvent.

Vous avez beaucoup de chances d'avoir cette tribune et de pouvoir faire cette émission : c'est le rêve de nombreux cinéphiles, doctorants en cinéma que de pouvoir échanger avec des penseurs sur leur passion et de pouvoir le partager. Vous avez tous mes encouragements pour être à la hauteur de ces nombreux talents qui n'ont pas la chance d'avoir un site média reconnu tel qu'Arrets sur Images qui les soutiennent, une équipe de production etc.

Par ailleurs, j'aime bien le cinéma, mais je ne suis pas friand de me faire traiter d'imbécile (sur Eastwood) ou d'entendre des propos limites (Mondzain) quand je viens sur le site. Je me dis que votre rôle, aussi pour respect pour vos spectateurs, tient à encadrer le débat.

Je sais que l'on a tendance à faire des commentaires avant tout quand l'on est en désaccord. Mais, néanmoins, je vous soutiens financièrement chaque mois. Avec plaisir.

Sincèrement.

posté le 11/02/2017 à 23h08 ( modifié le 11/02/2017 à 23h22 )

03/12/2016 - Dans Le Film - Le Mépris

3 minutes de visionnage... Je n'ai pas préparé d'émission sur Le Mépris, je ne suis pas un spécialiste de Godard, mais je sais quand même que Vivre sa Vie c'est avant Le Mépris. Je le disais il y a 2/3 émissions et ça se confirme d'émission en émission : il y a un gros manque de travail et d'exigence de la part de Murielle Joudet.
Edit : visiblement, l'intervenant a l'air aussi un peu gêné de la reprendre 3 ou 4 fois alors qu'elle donne dans le péremptoire.

posté le 03/12/2016 à 20h57 ( modifié le 03/12/2016 à 22h26 )

25/06/2016 - Dans Le Film - L'image peut-elle tuer ?

La seconde moitié de l'entretien verse dans le n'importe quoi, la faute à M. Joudet qui ne fait pas son travail d'intervieweuse de façon rigoureuse et d'un manque d'exigence intellectuelle de la part de son interlocutrice. Que de concepts complexes méritant largement plus d'approfondissements à peine survolés et même pas interrogés. 'Anorexie psychotique' , 'libération de l'imaginaire' (pourquoi pas, mais pas balancé comme ça entre deux phrases sans vraiment de précision de ce qu'on veut dire par là, après avoir parlé d'inceste, viol, parricide - ce n'est pas en convoquant le dyonisiaque et le cathartique que ça élude toutes les problématiques des années 70 sur le sujet), convocation des "autistes" entre deux phrases - inconséquent vu la diversité et la complexité du sujet et c'est un concerné qui en parle, pas une intellectuelle qui utilise ça comme argument lâche - puis ce "démocratie participative" balancé n'importe comment à la fin - dans une comparaison expliquée de façon assez nébuleuse...
Ca part dans tous les sens sans vraie cohésion et ça manque vraiment d'un cadre pour éviter cette dispersion.
Quelle confusion.Et on a beau convoquer Deleuze, on en est si loin...
Murielle Joudet devrait vraiment faire attention à être moins complaisante avec ses invité(e)s, ça fait plusieurs émissions qu'elle ne problématise pas les propos de ses interlocuteurs et je finis par penser qu'elle n'a pas la capacité de le faire, ce qui est gênant au vu de sa tâche. C'est bien de laisser la parole, mais n'est elle pas là pour interroger - c'est plus des entretiens, c'est une vitrine sans plus value. Dommage, surtout comparé à ses collègues sur le site. Manque d'expérience, de travail ou de compétence ?

posté le 08/08/2016 à 01h55 ( modifié le 08/08/2016 à 03h48 )

26/03/2016 - Dans Le Film - Clint Eastwood, le Grand Réparateur

Mal abstrait, ambivalence. Eastwood ne me parait pas si abstrait que ça quand il s'agit de sacrifier des personnages ou d'organiser le pathos. Deux séquences/personnages me viennent en tête. La méchante boxeuse de Million Dollar Baby, sacrifiée pour rajouter de la dramaturgie - un peu emphatique et ridicule et ne parlons pas des parents de l'héroïne - et le "compagnon" de Costner dans Un monde Parfait, dont le meurtre est organisé pour "soulager" le spectateur, tant dans le dispositif que dans la direction d'acteur. Il aurait aussi été intéressant de ne serait-ce qu'évoquer cette façon de concentrer les mauvaises passions/ les bas instincts pour laquelle le terme "subtilité" est loin d'être celui qui me viendrait en premier lieu, à partir du moment ou vous prenez le parti de vous "confronter" aux reproches. L'ambivalence affichée d'Eastwood, elle est bien présente, parfois lourdement pataude (Sudden Impact) et on tombe un peu ici dans le facile "les spectateurs ont pas compris, on va vous expliquer"... qui ne vient en rien résoudre le malaise devant American Sniper, L'échange, Pale Rider ou Impitoyable. Pourrait on aller plus loin que le terme ambivalence? Celle d'Eastwood ou de Friedkin n'a pas grand chose à voir avec, par exemple, celle d'un Ferrara, et ce n'est pas parce que l'on serait "bien en peine de citer un film américain important qui ne traite pas du mal de cette manière" (un peu court, non? ) qu'on devrait tout mettre sur le même plan. On pourrait même considérer que cette ambivalence est parfaitement constitutive du dégoût que ce cinéastepeut provoquer. Vous reprochez à certains de vouloir aplanir son cinéma, mais ne tombez vous pas dans le même écueil par rapport aux gens qui sont "dérangés" par Eastwood? Et d'aller au delà des films "problématiques", car on peut aussi être écoeuré par Minuit dans le jardin du bien et du mal (et son final) ou même The Bridge.... pour des raisons pas si éloignées.

posté le 26/03/2016 à 22h41 ( modifié le 26/03/2016 à 22h56 )