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commentaire(s) publié(s) par Stéphane Duchesne

10 commentaires postés

28/11/2015 - Dans le Texte - Histoire de la laideur féminine

A part Courbet et son Origine du Monde - mais Courbet était révolutionnaire, et communard! - quel artiste a eu le courage de représenter le sexe de la femme? Aucun, non? Les autres ne l'ont que rarement suggéré, ils l'ont beaucoup plus souvent effacé, laissant un vide intrigant et pudibond sur leurs statues, leurs tableaux. Ou alors, il faut remonter au Néolithique!

posté le 29/11/2015 à 10h26

10/10/2015 - Aux Ressources - La politique du rire

Il y a aussi Audrey Vernon, vous connaissez?

posté le 10/10/2015 à 19h43

06/06/2015 - Aux Sources - Une question de taille

Interview à Causeur, conférence au Cercle Aristote...Ce serait pas des fois une taupe libérale ce gars?

posté le 14/09/2015 à 12h31

25/07/2015 - Dans le Texte - La psychanalyse à l'épreuve de la post-modernité

Et pourtant, quel bonheur (même si certains entretiens semblent plus éprouvants à mener) de vous voir "accoucher" Castillon, Bégaudeau, Nabe, Michon, Jenni,...Même réticents, ils sont toujours amenés par votre lecture (bienveillante mais précise), à révéler quelque chose de leur écriture...

posté le 28/07/2015 à 13h14 ( modifié le 28/07/2015 à 13h16 )

25/07/2015 - Dans le Texte - La psychanalyse à l'épreuve de la post-modernité

Diantre, il y aurait donc des "michéistes"? Alors, si c'est le cas, effectivement je veux bien en être..."L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes" me semble, par exemple, un livre essentiel pour appréhender les tenants et les aboutissants des réformes successives de l'Education nationale (un livre que complète bien "L'école des compétences", d'Angélique del Rey, cité dans la bibliographie sous la vidéo). C'est donc une bonne entrée dans l'univers de cet auteur, lui même prof en lycée. Dans "Les Mystères de la Gauche" ou "Le Complexe d'Orphée", il analyse comme un phénomène idéologique de longue durée l'incapacité de la gauche à renouer avec les classes populaires , et c'est tout aussi intéressant, car voilà quelqu'un qui nous aide à ne pas devenir une de ces "belles âmes" dont parle Miguel Benasayag. Au reste, la perte du "lien tragique" cernée par votre invité, n'a-t-elle pas à voir avec les attaques contre la "décence commune" dénoncées par Michéa?

Au temps pour moi sur les entretiens cités dans votre réponse: je ne les ai pas vus. Je sais donc ce qu'il me reste à faire pour patienter et me dés-abuser...tout en continuant à espérer, puisque l'espoir semble permis, de voir un jour Michéa en face de vous Dans le texte! C'est vrai que j'apprécie beaucoup cet auteur. Mais c'est surtout qu'un dialogue entre vous et lui me semble nécessaire et d'utilité publique: les espoirs que portent vos démarches respectives sont faits pour se rencontrer et se confronter, pour nous aider à retrouver le sens d'un progrès véritable.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.

posté le 27/07/2015 à 14h33

25/07/2015 - Dans le Texte - La psychanalyse à l'épreuve de la post-modernité

Passionnant, comme souvent. Cependant, la question du prolétariat et de ses conditions de vie n'est jamais abordée pour elle-même dans aucun des entretiens que j'ai écoutés jusqu'à maintenant. Elle a pourtant été pensée par ailleurs, à travers le concept de "décence ordinaire" par exemple, ou encore avec ceux de "France périphérique" et de "fracture sociale". A mon humble avis, il serait ainsi d'intérêt public que Judith Bernard mette "sur le grill" un Jean-Claude Michéa, penseur radical et très stimulant, érudit sur le socialisme, mais curieusement très peu sollicité - à part, peut-être, par le mensuel "La Décroissance". Le prolétariat serait-il étranger aux activités de "Hors-Série"? J'ai peine à le penser.

posté le 26/07/2015 à 20h34

14/07/2015 - En accès libre - Lordon, Hazan : A nos amis

Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre décence commune...

posté le 14/07/2015 à 23h40

04/07/2015 - Aux Sources - L'insurrection pâtissière

La présence des atroces, hideuses et policières Femen à l'entartage de Botul m'avait interloqué, car c'était soudain passer des gloupineries burlesques et sucrées du Docteur Godin à la méchanceté pète-sec, fabulatrice et subventionnée de la prêtresse Inna. Quel étrange acoquinement! Quelle dégringolade! Quel signe mauvais du rabougrissement des temps! Mais le miroir déformant avait fait son office, et transformé les Femen en aimantes, audacieuses et rigolotes Lilith. Ouf, sauvé! D'ailleurs, rabougris, les temps ne le sont pas nous dit Noël.

"N'oublions pas les bouddhistes", j'adore!

posté le 05/07/2015 à 18h17

06/06/2015 - Aux Sources - Une question de taille

Vachement bien! Une conversation qui pousse à réfléchir... Personnellement, je tombe sur un os: un paradoxe que je n'arrive pas à démêler. D'après O.Rey, l'autonomie est un des fils conducteurs de la pensée d'Ivan Illich (enfin, je crois qu'il le dit comme ça). Très bien! Mais il se trouve que l'autonomie est aussi au centre des toutes les théories de management moderne (et plus particulièrement du management éducatif: l'apprenant autonome, qui fixe lui-même ses objectifs etc.)! Donc, soit le concept d'Illich est valide, intéressant, tout ce qu'on voudra, et on s'est fait doubler par le capitalisme qui a récupéré à son profit une pensée, sinon libertaire, du moins très en phase avec les attentes des gens. Soit le concept est, dès le départ, trop mou, et il est donc usité sans dommage (pour eux) par les managers du monde entier pour nous faire bosser plus et qu'on la ramène moins.

Bref, la quête d'autonomie nous permet-elle vraiment d'échapper à la logique de services qui souffle tous azimuts, éducation, commerce, santé,...? (Voir, par exemple, des gens que j'aime bien défendre la GPA comme une étape dans l'émancipation individuelle me choque, et même me bouleverse). Ou ne s'agit-il pas plutôt de constater lucidement notre dépendance d'avec le monde, et de la revendiquer, contre l'idéologie qui nous enjoint d'être un individu libre consommant sans entrave?

Je crois que je dois lire Illich sur le sujet, et surtout replacer correctement la question - ou trancher!
Sinon, un autre moment de la conversation m'a rappelé un autre livre, de J.Piolat, le "Portrait du colonialiste". L'auteur y fait remonter notre dépossession au XVIIe s., au moment des enclosures des biens communs. Un cycle long, en somme.

posté le 30/06/2015 à 17h08

05/07/2014 - En accès libre - Le Maître ignorant

J'ai bien aimé lire "Le maître ignorant". Ce livre m'en a rappelé un autre, beaucoup plus ancien: les "Vies et sentences des philosophes illustres", dans lesquelles D.Laërce rapporte moult anecdotes sur les philosophes de l'antiquité grecque, leurs propos, leurs actes, leurs folies et turpitudes aussi. C'est parfois intéressant, d'autres fois dépaysant, et parfois ça semble complètement loufoque. La vie de Jacotot comme contemporain de la Révolution française et, à ce titre, complètement excité par les possibilités intellectuelles inouïes qu'elle a pu ouvrir, je la vois bien avec celle des contemporains de la première démocratie du monde, l'athénienne. A croire que le souci de mettre en accord ses actes et ses pensées porte en germe quelque chose de bouleversant, et ceci plus particulièrement dans les époques où la liberté est une évidence et un combat quotidien.

Par contre, pas plus que D.Laërce, Jacques Rancière ne semble un grand penseur dans cette aventure. La vidéo nous donne à voir quelqu'un qui élude en permanence le questionnement pourtant stimulant de Judith Bernard, et qui s'enferme dans la platitude. Je reste reconnaissant à l'auteur de m'avoir fait connaître un effet méconnu de la Révolution française. Mais j'avoue ne pas avoir eu la patience de l'écouter jusqu'au bout. Pour un philosophe, il raisonne rarement, et ne démontre rien. On reste sur sa faim.

posté le 24/05/2015 à 17h09 ( modifié le 24/05/2015 à 17h17 )