Hors-Série
Arret sur Images
Me connecter
abonnez-vous


commentaire(s) publié(s) par Kyle Butler

10 commentaires postés

29/11/2014 - Diagonale Sonore - Leçon de jazz

Le philosophe normand (à 30min), c'est onfray !

posté le 29/11/2014 à 17h04 ( modifié le 29/11/2014 à 17h32 )

22/11/2014 - Aux Sources - Les Nouveaux rouges-bruns

[J'arrête avec ce post.]

@ yG >>

La liberté d'expression n'est pas un droit comme le droit de vote ou le droit à l'éducation au sens où ça n'est pas un droit qui a été donné aux gens; c'est juste une capacité de nuisance qui a été enlevée à l'Etat, et à l'Etat seulement.

Si on excepte les propos en soi délictueux (incitation à une action illégale immédiate), il n'y a pas vraiment de milieu possible : ou bien on accepte a priori tout, ou bien c'est l'arbitraire qui prévaut. Robespierre en parle très bien. Et ses arguments (qui ne sont pas plus les siens que ceux de chomsky, les Pères Fondateurs disent en gros la même chose) sont intéressants parce qu'il montre bien en quoi cette intransigeance est spécifique à la liberté d'expression : par exemple, on ne peut pas la transposer à la liberté d'entreprendre.

Et il est intéressant de constater que pour les Pères Fondateurs comme pour les révolutionnaires, cette intransigeance n'est pas une lubie particulière dissociée de l'éthique démocratique (whatever that means) : elle en est la condition même. Encore une fois, le discours de Robespierre est très clair sur ce point. Et Robespierre, c'était pas un droit-de-lhommiste caché dans sa tour d'ivoire ou un bisounours ou je ne sais quoi encore.

posté le 26/11/2014 à 22h59 ( modifié le 26/11/2014 à 23h01 )

22/11/2014 - Aux Sources - Les Nouveaux rouges-bruns

yG >> Cette vision n'a rien de chomskyenne, elle n'a pas été inventée par les ricains ou je ne sais quoi. C'est une position largement partagée par les Lumières et qui possède des représentants Bien de Chez Nous. Robespierre avait prononcé un discours à l'assemblée (cherchez "discours sur la liberté de la presse Robespierre", ça se trouve facilement) qui reprend tous ces arguments.

Je trouve ça intéressant d'ailleurs : ceux qui ont écrit la DDH, la Constitution, la Déclaration d'Indépendance, etc. n'étaient pas des bisounours qui se sont réunis un jeudi matin pour écrire un beau texte bien droit-de-lhommiste et s'autocongratuler de leur supériorité morale. Ils ont connu des révolutions sanglantes, des bains de sang hallucinants, des attentats, etc. et ils en sont venus à la conclusion que la solution ne devait pas passer par une restriction des libertés individuelles mais par leur extension au plus grand nombre, que ces libertés devaient être aussi inconditionnelles et inviolables que faire se peut.

posté le 26/11/2014 à 21h45 ( modifié le 26/11/2014 à 21h47 )

22/11/2014 - Aux Sources - Les Nouveaux rouges-bruns

Une remarque sur la forme : je trouve difficile à suivre un entretien qui discute de personnes ou de personnalités au lieu de leurs idées. Je n'ai pas lu Michéa ou Le Goff ou je ne sais qui, j'ai lu quelques articles de Lordon ou de Sapir, c'est tout. Déterminer qu'ils sont rouge-bruns ou non, ça me fait une belle jambe. Par contre, leurs idées, je peux comprendre qu'on en parle. Je comprends qu'on discute du floutage des discours, du fait que certains clivages aient disparu, etc. (Oh wait... on ne fait pas l'historicité de ces idées, là ? Là, faire du c'était mieux âââââvant, c'est Bel et Bon ?).

Parce que le Amselle, il a des choses pas stupides à dire sur certaines *idées*. Par exemple sur le primitivisme ou la culturisation des problèmes sociaux, j'arrive tout à fait à entendre ce qu'il raconte. Qu'il détricote des idées, je trouve ça très bien; qu'il illustre son propos, je trouve ça encore mieux.

Mais les procès de personnalités, je trouve ça complètement stupide. D'autant que le type érige sa conception personnelle en valeur de Vérité Absolue : "vous savez bien" (non, je sais rien), "moi je trouve ça scandaleux", "je m'en fous". Ses attaques ad hominem sont, comme Maja l'a remarqué, particulièrement biaisées : Fourest épargnée mais pas la sombre assoc dont personne n'a jamais entendu parler; Taddeï parce que, ô scandale, il invité Nabe 1 fois par an en moyenne (mais pas un mot sur Finkie invité plus de 60 fois ? Lui il est légitime ?); Chomsky anti-sémite parce qu'il défend Faurisson (avec cet argument grotesque qui veut que défendre la liberté d'expression c'est du relativisme, mais wtf quoi).

posté le 22/11/2014 à 19h25 ( modifié le 22/11/2014 à 20h08 )

15/11/2014 - Aux Ressources - Théâtre : du service public au self-service

"L'histoire des larmes", c'est pas exactement ce à quoi fait référence Lepage quand il parle des artistes qui font pipi sur scène pour de vrai ? Cette émission me fait *beaucoup* penser à lui en tous cas.

(Edit : [après avoir tout vu] ok, le lien avec Lepage n'était pas que dans mon esprit.)

posté le 15/11/2014 à 16h47 ( modifié le 15/11/2014 à 17h08 )

01/11/2014 - Dans Le Film - L'œil qui programme

Je ne vois pas bien pourquoi il y aurait une dichotomie entre "révéler sa conception" et "surjouer une neutralité". De même qu'il n'y a pas de dichotomie entre "critique militante" et "critique neutre-molle-bisounours". Défendre une conception *au motif que* l'autre est insupportable est aberrant.

Jullier l'avait dit et Rauger l'a suivi quasi-textuellement sur ce point : commencer par _expliquer_ *pourquoi* on aime (ou on doit aimer) Vertigo ou *pourquoi* Intouchables n'est pas du cinéma. *De fait*, vous ne l'avez pas fait une seule fois. Pour Intouchables, vous avez dégagé la question d'un revers de main (métaphorique). Idem pour Vertigo.

Il y a même un moment hallucinant où vous allez jusqu'à dire qu'on doit aller découvrir les films de je ne sais quel sombre réalisateur, qu'ok au début on trouve ça difficile et qu'on n'aime pas mais qu'on doit se "forcer à aimer" (sic !) parce que c'est un chef-d'oeuvre (resic !). M'enfin, c'est circulaire comme raisonnement !

Je ne pense pas qu'on demande beaucoup plus que ça : expliquez vos jugements de valeur, détricotez-les. Si les points de vue sont in fine irréconciliables, tant pis, au moins auront-ils été réciproquement entendus. Mais asséner des jugements de valeurs comme s'ils avaient valeur de Vérités Suspendues hors du Temps, ça n'apporte rien à ceux qui sont d'accord et ça aliène les autres.

(La même remarque vaut pour les critiques littéraires : s'il est si évident que Proust/Houellebecq/Modiano sont de grands écrivains/artistes/whatever, ça ne devrait pas être très compliqué à expliquer/prouver : autant commencer par le faire, plutôt que de matraquer la conclusion aux gens dans le souci de leur éducation.)

Moins de "critique militante" et plus de "critique située", svp.

posté le 02/11/2014 à 23h37

18/10/2014 - Aux Ressources - Les chercheurs entre primes et déprime

@gallais >> soit, mais l'argument de Debregeas reste pertinent : la période de formation à la recherche, c'est *précisément* ça le doctorat. Tout système qui ajoute des couches (mentions, post-docs, etc.) diminue l'égalité des candidats devant le diplôme au sens où des gens qui ont les mêmes diplômes (le post-doc ne donne droit à aucune reconnaissance de ce type) ne sont plus évalués de la même façon.

Si on juge que le doctorat est trop court et qu'on ne peut être entièrement formé en 3 ans, alors on n'a qu'à allonger la période de formation : d'un point de vue comptable ça ne change rien et ça redonne à la formation le sens qu'elle doit avoir (former des chercheurs complets). D'ailleurs, si on juge le doctorat trop court, il ne fallait pas en réduire la durée pour commencer.

posté le 19/10/2014 à 15h11

04/10/2014 - Dans Le Film - Qu'est-ce qu'un bon film ?

(Serait-il possible de proposer au téléchargement, à côté de la version HD, une version SD ? 1Go, c'est vraiment lourd sur des connexions par spécialement rapides.)

posté le 04/10/2014 à 16h35

27/09/2014 - Aux Sources - Pressions et expression

J'avais entendu parler du Monsieur lors de la polémique sur Taddeï et cette émission m'a permis d'entendre ce qu'il avait à dire.

J'ai beaucoup apprécié, merci beaucoup.

posté le 27/09/2014 à 23h03 ( modifié le 27/09/2014 à 23h59 )

13/09/2014 - Dans Le Mythe - Les Anges de la vengeance

On a l'impression que M. Djoumi aurait eu besoin de plus de temps pour développer son propos (fort intéressant par ailleurs). C'est un constat déjà fait pour des émissions précédentes mais j'en rajoute une couche : pour denses et longues que soient vos émissions, elles laissent malgré tout un goût d'inachevé.

À tout le moins, serait-il envisageable de proposer une bibliographie "pour aller plus loin" composée, sans s'y limiter, de suggestions des invités, des lectures faites pour préparer l'émission, de lectures qui auraient été faites si l'émission était allée dans une autre direction/avait été plus longue, etc. ?

posté le 14/09/2014 à 16h36