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commentaire(s) publié(s) par Phil

3 commentaires postés

09/12/2017 - Aux Ressources - Cinéma : un homme est un homme

On aurait effectivement aimé que Murielle Joudet se confronte à Geneviève Sellier pour introduire une réelle altérité dans le débat et que naisse une noble dispute, au sens ancien du terme, entre les tenants de l'esthétique et ceux des études culturelles. Il est regrettable que ce site fasse une place à part au cinéma, considéré dans Dans le film principalement dans son îlot formel, alors que les essais et la littérature sont montrés eux dans les autres émissions dans leur indissociable lien avec la société. Il est temps que l'approche du cinéma ne soit plus sacralisante et fétichiste et bénéficie au sein d'une émission récurrente d'une multiplicité de perspectives.

posté le 15/12/2017 à 17h10

12/12/2015 - Dans Le Film - Vertigo, une enquête

@ Murielle : Si votre premier choix était Esquenazi, je ne peux que regretter que la rencontre n'ait pas eu lieu.
L'événement aurait consisté à faire se rencontrer l'univers médiatique et le domaine universitaire, comme le souhaitait Geoffroy de Lagasnerie dans une précédente émission Aux ressources où il fustigeait la toute-puissance médiatique et le repli sur soi de l'Université. L'expérimentation, la vraie prise de risque aurait consisté pour vous, comme face à Laurent Jullier, à formuler avec précision votre désaccord avec les thèses d'Esquenazi, et pour Esquenazi de confronter sa théorie à l'"enthousiasme" et la "sensibilité" d'une critique cinéphile. Sauf erreur de ma part, vous mentionnez Esquenazi deux fois dans l'émission, et ce n'est vraiment pas à sa gloire : une fois pour l'anecdote sur Vera Miles, qu'on trouve dans tous les documentaires sur Vertigo, et l'autre fois pour critiquer sa référence aux thèses essentialistes de Paula Cohen. C'est un peu court... Ce qui vous gêne peut-être dans les thèses d'Esquenazi, c'est qu'il ne s'inscrit pas dans une perspective strictement esthétique du cinéma, mais dans les Cultural Studies : il cherche à remettre en contexte Vertigo, à montrer comment le film relit les codes du genre du film noir, et surtout comment il transcrit (le mot employé par Esquenazi est paraphrase) le milieu hollywoodien. Pour le dire en termes esthétiques, Vertigo tend à être un méta-film, mais son classicisme l'empêche d'en être un véritable comme le sont certains films d'Aldrich.

posté le 15/12/2015 à 01h49

12/12/2015 - Dans Le Film - Vertigo, une enquête

Jean François Rauger dit des choses intéressantes et justes (Scottie est amoureux d'une image), mais plutôt que de céder à la tentation auteuriste qui cherche à mettre en lumière comment la vision du monde d'Hitchcock se serait imposée contre le carcan des studios, il aurait été plus raisonnable et plus juste de montrer comment Hitchcock a dû nécessairement inscrire son film dans les schémas hollywoodiens, en l'occurrence comment Vertigo est un avatar du film noir, ce que démontre fort bien Jean-Pierre Esquenazi, qui est l'auteur du travail le plus complet sur Vertigo dans le domaine francophone. Pourquoi ne pas l'avoir invité ? Cela était un pari à prendre, celui de faire se rencontrer la critique journalistique et la recherche universitaire; l'universitaire aurait dû vulgariser ses recherches et la critique journalistique aurait dû accepter de dépasser ses impressions subjectives... Dommage... Voilà un défi qui aurait transformé cette émission en événement médiatique.

posté le 12/12/2015 à 23h35