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commentaire(s) publié(s) par Archibald

2 commentaires postés

18/06/2016 - Dans le Texte - Ce cauchemar qui n'en finit pas

Ces personne qui, comme Christian Laval, critiquent, démentent ou "complètent" Marx parce que c'est à la mode et sans jamais l'avoir lu me désolent profondément.
"Marx voyait dans le capital une substance qui se développerait pas elle-même…". Vraiment ?
«Les pensées de la classe dominante sont aussi les pensées dominantes de chaque époque, autrement dit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose du même coup des moyens de la production intellectuelle, si bien que, l'un dans l'autre, les pensées de ceux à qui sont refusés les moyens de production intellectuelle sont soumises du même coup à cette classe dominante.
Les pensées dominantes ne sont autre chose que l'expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont ces rapports matériels dominants saisis sous forme d'idées, donc l'expression des rapports qui font d'une classe la classe dominante; autrement dit ce sont les idées de sa domination. Les individus qui constituent la classe dominante possèdent entre autres également une conscience, et en conséquence ils pensent; pour autant qu'ils dominent en tant que classe et déterminent une époque historique dans toute son ampleur, il va de soi que ces individus dominent dans toute l'extension de leur classe et qu'ils dominent entre autres comme êtres pensants, comme producteurs d'idées, qu'ils règlent la production et la distribution des pensées de leur époque; leurs idées sont donc les idées dominantes de leur époque". K. Marx et F. Engels, L'idéologie allemande (1846).

posté le 19/06/2016 à 13h32

18/06/2016 - Dans le Texte - Ce cauchemar qui n'en finit pas

Je ne saurai dire à quel point j’apprécie vos programmes. Mais je m’étonnerai toujours du point aveugle qui caractérise vos analyses du “néocapitalisme”.
Quand vous relevez les corrélations négatives de ces politiques (“il n’a pas généré d’emploi, de croissance, de prospérité…”), pourquoi ne pas voir simultanément les corrélations “positives” : il a augmenté les inégalités et l’appropriation des profits par une minorité, changé la répartition du PIB au détriment du travail… De fait, “il n’a tenu aucune de ses promesses…” n’est que partiellement vrai et le qualifier de “poule sans tête tournant frénétiquement dans la cour de son désastre” une belle image mais un mensonge. Il s’agit d’une politique “de classe”. Pourquoi ne pas le dire clairement. Auriez-vous perdu les bonnes lunettes ou bien craignez-vous d’être traitée de “marxiste” ? « Nommer adéquatement les choses, à l'encontre de tous les recouvrements idéologiques du néo-libéralisme, c'est peut-être la première étape pour trouver la force de s'en libérer » disait Frédéric Lordon à la Nuit Debout du 40 mars 2016 place de la République. Bien amicalement.

posté le 19/06/2016 à 09h28 ( modifié le 19/06/2016 à 09h55 )