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commentaire(s) publié(s) par Al K

2 commentaires postés

04/06/2016 - Aux Sources - Le maniement des hommes

Emission très intéressante oui, le point de vue développé donne beaucoup à réfléchir.

Bon, par contre, je trouve que les reproches qu'il fait à Lordon montrent surtout qu'il ne l'a pas bien lu ou pas bien compris. De fait, quand Lordon s'est intéressé à Spinoza, c'était justement à partir du constat que la logique de maximisation rationnelle du profit n'était pas à l'oeuvre dans un cas qu'il a étudié. Et c'est là qu'il est aller piocher chez Spinoza le concept de la maximisation de la puissance d'agir (qui donc regroupe aussi bien le profit, que l'efficacité et que pas mal d'autres choses). Quant à trouver du complotisme chez Lordon, bah, pareil, ça me semble à côté de la plaque, cf l'interview ici-même sur son bouquin Imperium qui théorise précisément cet aspect là.

Enfin après le boulot d'un intellectuel, c'est plus de développer sa propre pensée que de polémiquer à l'infini avec les autres, donc c'est pas grave :p.

posté le 15/07/2016 à 11h58

18/07/2015 - Dans Le Film - Génie de Pixar

J'étais assez indiférent envers Pixar en tant que tel, j'avais juste adoré Wall-E et Vice Versa, et cette émission vient de me faire haïr Pixar...

Je recommande très fortement la lecture de cette conférence : http://idlewords.com/talks/web_design_first_100_years.htm

Elle donne un très bon arrière plan pour situer ce discours. La vision de la technologie par M. Aubron, comme celle qu'avait S. Jobs ou les directeurs de Google, est fantasmagorique. Et à mon avis, très éloignée de celle de la plupart de leurs propres ingénieurs. Pour avoir moi-même cherché à une époque à entrer dans le monde de la recherche scientifique sur l'Intelligence Artificielle, j'en avais surtout retenu que cette dernière décennie avait surtout été celle des désillusions.

La vision de la technologie explicitée ici, est une vision eschatologique qui a le bon gout d'être déresponsabilisante pour les acteurs humains aux sources des décisions humaines qui sont réellement aux causes des catastrophes écologiques et humaines. Pour reprendre son exemple de la crise financière de 2008, celle-ci n'a pas été causée par des machines, mais par des humains qui ont changé les lois qui régulaient la finance, et les humains qui ont décidé que la cotation en temps réelle était une bonne chose pour l'économie par rapport à la cotation à la journée que Keynes en son temps trouvait déjà un rythme totalement déconnecté de l'économie réelle.

Bref, je commençais à craindre qu'il me fasse déchanter sur Vice-versa, mais ça n'est pas arrivé. Je suis en total désaccord avec son analyse du film, qui reste à mes yeux un très bel outil thérapeutique, accessible à tous, et aidant à la reconnaissance et l'acceptation de toutes ses émotions (notamment la tristesse dans le film). Le message du film est à mes yeux que le rejet de la tristesse n'est qu'un refoulement de la réalité et que la voie du bonheur est plutôt dans l'acceptation totale de soi et de ce que nous apporte la vie. Enfin, j'aimerais savoir à quel moment ce film parle-t'il d'automatiser les émotions des humains quand les émotions sont chacune, elles-mêmes humanisées ?

posté le 27/08/2015 à 23h46 ( modifié le 27/08/2015 à 23h48 )