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commentaire(s) publié(s) par Totorugo

17 commentaires postés

13/05/2017 - Aux Sources - La mécanique raciste

Cette émission m'a laissé un goût étrange. Je me retrouve en accord avec énormément de choses, reconnait d'excellentes intuitions, mais reste dubitatif devant une méthode de réflexion fourre-tout ou gobe-tout, qui procède à la fois d'un pêle-mêle de tout et n'importe quoi mis sur un même plan, et d'un examen à une seule aune, celle du racisme, comme si d'autres déterminations n'entraient pas en cause dans les phénomènes que décrit Tevanian (ou comme s'il avait décidé d'avance qu'elles ne l'intéressaient pas, préoccupé qu'il est à tout interpréter à l'aune de la question du racisme).

Je n'ai pas encore lu le livre, mais s'il argumente avec autant de subtilité et de nuance qu'il le fait au sujet des positions d'Henri Pena-Ruiz (critiquables, mais pas aussi sommaires que les dessine votre invité), ça me refroidit un peu.

Merci néanmoins pour cette émission intéressante sur bien des points.

posté le 10/06/2017 à 22h02

02/06/2017 - Aux Sources - Hémisphère gauche

Génial ! Je ne connaissais pas, et j'ai du grain à moudre pour les mois qui viennent... Merci !

Bravo à Manuel pour la conduite remarquable de l'entretien.

posté le 09/06/2017 à 20h53

13/04/2017 - En accès libre - Quel Internationalisme ?

Super ! Hâte d'écouter ça...
La photo de l'émission : c'est le gang des capuches, ma parole :-)

posté le 13/04/2017 à 22h10

01/10/2016 - En accès libre - A gauche de la présidentielle

Je me réjouissais de la perspective de cette émission. Mais quelle consternation ! Je me suis senti méprisé de bout en bout par des messieurs qui s'écharpent sur des querelles intestines. J'ai voté Mélenchon la dernière fois, avec joie et espoir, ni par fascination pour le personnage ni par militantisme, mais parce que je rêvais d'un programme dans lequel le smic augmente, le temps de travail baisse, les salaires soient contenus dans une échelle de 1 à 10 ou 20, les très hauts revenus soient davantage imposés et l'impôt plus progressif, qu'il y ait la possibilité d'un référendum révocatoire, qu'on tente une planification écologique, et ainsi de suite.

Vos invités m'ont paru cracher allègrement au visage de tous ceux qui ont voté pour cela, et qui trouvent évident que la candidature de celui qui a porté ces thèmes sur le devant de la scène (en des heures mornes où elles étaient considérées comme le seul apanage de quelques hurluberlus à côté de la plaque) est la plus logique et la plus réaliste (les années qu'il a fallu à JLM pour "casser la vitrine" médiatique et y faire entendre régulièrement des idées de gauche toutes simples, il les faudra à nouveau à qui que ce soit d'autre ; pourquoi ne pas faire fructifier les siennes ?).

Seulement bien sûr, ces deux messieurs savent tout d'avance : les jeux sont faits et JLM ne sera jamais élu. Autrement dit, toi, moi, là-bas dans ta province, qui vote pour les idées de feu le Front de gauche sans avoir ni le temps ni forcément l'envie de t'impliquer dans tous les détails idéologico-stratégiques qui déchirent ce pan de la gauche, tu n'as aucune chance de quoi que ce soit. Reste donc chez toi, tu ne sers à rien ; tu pisserais dans un violon.

Débat effroyablement castrateur, de mon point de vue. Et si Mélenchon lui aussi s'y met, en snobant Hors-Série sans vouloir en démordre, alors le tableau est complet : c'est l'hiver, et il a une sale gueule.

posté le 11/10/2016 à 20h48 ( modifié le 11/10/2016 à 20h49 )

10/09/2016 - Aux Ressources - Théâtre populaire, Femme savante

Waouh !!! Quelle émission, et surtout, quelle invitée ! Merci Laura, d'avoir conduit cet entretien.

J'ignorais jusqu'au nom de Diane Scott, mais son discours est limpide de part en part, sa parole est précise, subtile, coupante et sans fard (pas de jargon insupportable), et d'une exigence intellectuelle qu'on ne rencontre pas souvent. Ça fait un bien fou, et c'est très stimulant, même quand on est (ce qui est mon cas) peu instruit de la question théâtrale.

Y a-t-il un moyen de consulter en ligne la thèse de Diane Scott ? Ou alors sera-t-elle publiée prochainement ?

posté le 17/09/2016 à 13h27 ( modifié le 17/09/2016 à 14h33 )

21/11/2015 - Aux Ressources - La réaction philosémite

Merci pour cette émission qui donne beaucoup à réfléchir.

Belle conclusion (primat de l'identité sur la contradiction = réaction / primat de la contradiction sur l'identité = vision progressiste).

Il doit y avoir une puissance occulte de Spinoza, parce que son ombre plane sur vos meilleures émissions (Chantal Jaquet, Frédéric Lordon, Yvan Ségré) :-)

posté le 17/09/2016 à 09h49

14/05/2016 - Dans le Texte - De la violence politique

Passionnant (comme toujours d@ns le texte) !

Merci. J'ai hâte de le lire.

Une petite question de détail, que je m'attendais à vous entendre poser à votre invité, Judith : pourquoi a-t-il choisi un titre, certes éloquent, mais déjà pris au même moment, avec des problématiques parfois voisines, par Joël Pommerat ? D. Lachaud en avait-il connaissance ? Ou alors Pommerat, dans l'autre sens, avait-il connaissance du roman de Lachaud en cours ?

posté le 14/05/2016 à 21h19 ( modifié le 14/05/2016 à 21h20 )

19/09/2015 - En accès libre - Le salaire à vie

Merci et bravo, Judith (comme toujours !). Formidable émission avec un Bernard Friot encore plus captivant que dans tout ce qu'on a déjà pu voir.

posté le 23/09/2015 à 20h07

26/07/2014 - Dans Le Film - Qui veut la peau du naturalisme ?

Bravo et merci pour cette émission une nouvelle fois très stimulante, où l'on entend enfin un discours qu'on entend peu ailleurs.
"Films lents où tout le monde galope et gesticule ; films rapides où l’on bouge à peine", écrivait Robert Bresson dans ses Notes sur le cinématographe (à ce propos, à quand une émission avec Eugène Green, le plus bressonien de tous les cinéastes, auteur d'un magnifique Poétique du cinématographe, chez Actes Sud ?).

@Judith :
Au sujet de votre commentaire (reproduit ci-dessous), je vous trouve un peu "maternaliste", un peu condescendante. Et je profite de ce message pour dire que, contrairement à pas mal de commentaires, je trouve la présentation et la conduite de Murielle Joudet exemplaires, très claires (la clarté n'interdit pas le zig-zag - il arrive même qu'elle s'en renforce), et très motivantes. MJ me parait de très loin (avec vous, Judith) la meilleure meneuse d'émission d'Hors-Série. NB : je ne suis pas la maman de Murielle :-)

Ne soyez pas désolé : Murielle est la première à se critiquer après chaque entretien ! Elle fait ses armes, débute dans l'entretien filmé, et nous lui faisons une confiance totale pour la suite. C'est un exercice difficile qui demande du métier et de l'aplomb : donnons lui le temps de s'y épanouir. En l'état, c'est déjà tellement stimulant : elle choisit les thèmes, les invités, les problématiques, et parvient toujours à tirer le meilleur de ses invités (et souvent, de l'inédit) ; c'est le signe du talent, et la promesse de superbes réussites pour l'avenir. Et puis : vive la jeunesse, quoi !

posté le 30/06/2015 à 12h48

30/05/2015 - Dans le Texte - Castoriadis, une vie

@Morvandiaux, et son évocation d'un "personnage infatué et déplaisant (mais ce n'est que mon avis)".
+1
La manière de s'exprimer de Dosse est vraiment rebutante. Infatué, déplaisant. Oui : cuistre, quoi...

posté le 02/06/2015 à 12h57

25/04/2015 - Aux Ressources - La classe de l'écrivain

Merci pour cette formidable émission !

Je partage un grand nombre des objections et questions soulevées par David et yG, en particulier, mais il n'en reste pas moins que Bergounioux est fascinant, captivant, et que je repars de cette émission avec de copieux sacs de grain à moudre.

Merci Laura.

posté le 15/05/2015 à 12h53

07/03/2015 - Dans le Texte - L'Imaginaire de la Commune

Merci pour cette émission.
Je renchéris sur le commentaire de "morvandiaux" : lisez Le Canon Fraternité de JP Chabrol, formidable roman.

posté le 09/03/2015 à 14h32

31/01/2015 - Diagonale Sonore - Free Jazz Woman Power

Il est vrai que résumer l'entretien à "un personnage attachant" qui "tente de marcher hors des sentiers battus" est une contribution éminemment et courageusement critique. Mais si vous avez des remarques concrètes à discuter, je suis preneur. Et si les miennes vous déplaisent, n'hésitez pas à expliquer pourquoi. Il peut après tout y avoir plus de courage à argumenter sous pseudonyme qu'à envoyer des platitudes sous sous nom.

posté le 27/02/2015 à 13h33

31/01/2015 - Diagonale Sonore - Free Jazz Woman Power

Mais où est passée la "vraie critique" vantée au fronton de ce site ?

Joëlle Léandre répète pour la millième fois la rhétorique moutonnière et paresseuse dont elle a fait son fond de commerce depuis longtemps, et à aucun moment elle ne reçoit la moindre contradiction, pas même une question qui la pousserait un peu dans ses retranchements.

Faut-il tenir pour acquis qu'on doive considérer la musique seulement comme une métaphore des rapports de domination (un compositeur, un chef d'orchestre = un autocrate) ? Cela n'est jamais questionné, pas plus que n'est questionnée (mais cela supposerait de rentrer dans la musique concrètement) la soi-disant "liberté" dont ferait preuve la contrebassiste, et qui n'est jamais fondée sur autre chose que cette métaphore acquise : je joue sans partition, sans structure harmonique, sans forcément de continuité rythmique ou pulsatoire, sans scénario même oralement fixé avec les collègues, donc je suis libre (et je vous emmerde). Vertiges de la pensée ! Retourner cette "réflexion" ingénue fait de suite apparaitre son inconsistance. Louis Amrstrong, Charlie Parker, Thelonious Monk et consorts, tous ceux là n'étaient que des esclaves, vendus à leurs grilles de douze mesures, à leurs standards de Broadway à peine remaquillés, à leur chabada-chabada amélioré mais sempiternel. Et que dire de Jean-Sébastien Bach, qui est allé maintes fois jusqu'à s'emprisonner de son plein gré dans le carcan des fugues et des canons... Bref,cette logique métaphorique est inepte et malhonnête. Il y a des musiques libres (les variations Goldberg de Bach en sont pour moi l'un des exemples les plus sidérants de l'histoire) et des musiques banales et attendues (on les trouve tout aussi bien chez de mauvais compositeurs [ou de bons dans un mauvais jour] que chez les "révolutionnaires" autoproclamé(e)s comme JL - qui n'est pas si souvent exempte des stéréotypes les plus éculés, fussent-ils ceux de la musique dite "libre" ou, pire, "créative"). Mais il n'y a pas de musiciens libres a priori. Et surtout pas sur une déclaration. On n'est libre que dans le corps à corps avec la matière musicale (quelle qu'elle soit).

Enfin, on aurait aimé que soit questionnée avec pugnacité la vision incroyablement réactionnaire de l'invitée sur un prétendu "naturel" de la musique. Ah, ces compositeurs, qui ont volé la vedette et réduit à néant la visibilité des instrumentistes - réduits au rang d'exécutants. Alors que l'instrumentiste, il est plus "naturel", et à ce titre il semble valoir mieux que tous les autres. Comment peut-on écouter sans broncher une pareille pensée de droite, appliquée à la musique ? Car où faudrait-il faire remonter le "naturel" ? La lyre d'Apollon corrompait-elle déjà le "naturel" de l'homme-musicien ? Depuis quand faut-il déplorer que le musicien qui joue, comme celui qui écrit, pense ? Et qu'est-ce qui autorise à décréter qu'il est "mal" qu'un musicien puisse parfois penser une musique pour d'autres, qui la joueront ensuite ? En quoi faut-il y voir mécaniquement un rapport d'autorité castrateur ? Molière, en écrivant ses pièces, a-t-il mutilé ses acteurs ? Et quand bien même le rapport entre celui qui conçoit et celui qui donne corps serait de l'ordre de la subordination, est-ce nécessairement un problème (où la liberté cinématographique souffle-t-elle davantage que dans les films de Robert Bresson, dont on connait bien la demande d'effacement de l'acteur au bénéfice du "modèle" ?) ?

Enfin, lorsque l'invitée se plait à rappeler que sous le compositeur Chopin, ou Liszt je ne sais plus, se cachait avant toute chose un instrumentiste et un improvisateur, ne serait-il pas à propos de lui rétorquer que de leur temps, c'était exactement l'inverse : seule une poignée de gens auraient, en 1830, associé au nom de Franz Liszt le terme de compositeur, quand toutes les capitales d'Europe acclamaient l'improvisateur, le prodige du piano (en proie, d'ailleurs, à de nombreux stéréotypes de virtuosité, qu'il déplorera avec tendresse lorsqu'il sera plus âgé). Et la question mériterait quand même d'être posée : si Bach, Beethoven, Schumann etc., qui étaient tous de fabuleux improvisateurs, ont ressenti le besoin, à certains moments, d'écrire, c'était certes parfois par métier, peut-être aussi pour partie par volonté d'être plus qu'un interprète, mais on ne peut évacuer le fait que c'était aussi pour se libérer d'une pratique qui, si elle autorise beaucoup de choses, se prive également sans conteste de beaucoup d'autres auxquelles elle n'a pas accès, dans le temps spontané de l'improvisation (les Variations Diabelli ne s'improvisent pas, le concerto op.24 de Webern non plus - et diable que le monde serait triste sans eux !).

Bref, je ne m'attendais pas à autre chose de la part de JL, que son moulin idéologique habituel. Mais comme le site vante fièrement d'avoir "de la vraie critique dedans", je suis déçu, et un peu agacé qu'on ne nous propose que de la béatitude devant "la grande dame de..." (on se croirait chez Drucker)

posté le 12/02/2015 à 13h47

22/11/2014 - Aux Sources - Les Nouveaux rouges-bruns

"J'espère que malgré nos nombreux désaccords et incompréhensions, nos échanges auront été utiles".

Moi j'en marre, de vos "échanges", Maja. Soit vous idolâtrez l'invité en mode "supportrice" (rires continus, gloussements admiratifs, tournures complices voire sous-entendus blagueurs de connivence), soit vous vous placez sur le même plan que l'invité pour ouvrir un débat dans lequel vous semblez penser que vos arguments valent bien les siens. Ces deux travers sont les deux facettes d'une même incompétence. Ne pourriez-vous simplement interroger l'invité, l'"accoucher", le pousser à préciser sa pensée, à trouver les moyens de nous la transmettre (et libre à nous d'en penser ce que l'on veut - pour ça on n'a pas besoin de vous) ? Ne pourriez-vous pas simplement avoir un peu d'humilité et vous mettre à distance pour faire un travail de journaliste, en somme. Les invités que vous recevez font souvent métier de réfléchir : ils font un peu plus que de lire des livres et de dire ce qu'ils en pensent. Ils essaient de produire une lecture du monde. On ne vous demande ni de les approuver ni de leur opposer votre propre lecture (qui n'est que le fruit de vos impressions, et non pas d'un travail de recherche quotidien).

PS : Pas emballé du tout par Amselle, que je ne connaissais pas, et qui truste méchamment les plateaux ces jours (Hors-Série, @si, Mediapart)

posté le 07/12/2014 à 21h33

11/10/2014 - Dans le Texte - Les transclasses

Formidable émission ! Merci mille fois de m'avoir fait découvrir un bout de ce travail dont j'ignorais tout. Chantal Jaquet est vraiment extraordinaire : calme, passionnée, extrêmement précise et méticuleuse et pourtant claire comme de l'eau de roche. Je m'étais fait la réflexion, en entendant d'autres chercheurs que je lis et que j'aime, comme Jacques Rancière, qu'ils avaient quand même une furieuse tendance à l'alambiquage gratuit, aux réponses inutilement contournées ou dans le pire des cas jargonnantes. Chantal Jaquet (comme Lordon dans un d@ns le texte "old school") nous montre combien on peut penser avec puissance et complexité en se faisant comprendre de manière très concrète et très directe. C'est d'autant plus méritoire que c'est à l'oral et sur le vif, ce qui est toujours plus périlleux que dans un texte longuement mûri. Et l'entretien est excellemment mené par Judith.

Voilà du grain à moudre pour les temps qui viennent. Merci encore pour cette émission qui est de loin la meilleure de ce nouveau site.

posté le 17/10/2014 à 14h01

04/10/2014 - Dans Le Film - Qu'est-ce qu'un bon film ?

Bravo Murielle et merci pour cette émission !

Je me suis senti agressé par ce "penseur" qui ne pense absolument rien et qui applique au jugement de goût le théorème des économistes ultra-libéraux : "laissez-faire, laissez-passer", tout sera pour le mieux. Je me suis senti agressé, parce je trouve extrêmement violent ce parti pris de plus en plus répandu (et qui n'a rien de subversif) de déclarer les "chefs-d'œuvre" systématiquement porteurs d'une prise de pouvoir, d'une domination culturelle, etc. Je ne suis pas un cinéphile, je ne connais absolument rien à la technique du cinéma, me mélange les pinceaux dans son vocabulaire, n'ai aucune connaissance historique ni chronologique, n'ai jamais lu le moindre livre d'histoire ou de théorie du cinéma, encore moins de revues, etc. Je suis pourtant bouleversé par la plupart des films de Robert Bresson. "Prénom Carmen" de Godard m'a ému aux larmes. Etc. Je suis incapable d'expliquer pourquoi et n'en ai aucune envie. Mais je supporte très mal de me sentir, alors que je correspond si peu au "profil", rangé toujours dans une catégorie je-ne-sais-pas-trop-quoi, intello, élitaire, cahiers-du-cinéma, auteurisme et compagnie. La seule chose que je crois savoir quant à mes raisons d'aimer ces films, c'est que je ne les aurais probablement jamais goûté en n'en regardant que cinq minutes en passant (et votre invité qui se réjouit qu'on puisse aujourd'hui, pendant ses cours par ex., découvrir sur internet un petit fragment par-ci par-là de tel ou tel film, au hasard - quel aveu de consumérisme...) ou en discutant une réplique sur deux avec les copains. "Expérience esthétique" ? Je ne sais pas... C'est en tout cas l'impression que m'ont laissé tous les films qui m'ont touché, l'impression d'être entré dans quelque chose de l'ordre de la communion entre une part de moi peut-être plus estimable que ce que je suis au quotidien et un objet sonore et visuel puissant et inviolable. Oui, inviolable, parce que l'art, c'est ce qui n'est pas à vendre, et les films qui m'ont le plus touché sont ceux que j'ai ressentis comme les plus puissamment réfractaires à devenir marchandises. Bien sûr, ça fait belle lurette que le capitalisme a trouvé le moyen de vendre même l'invendable, et donc de violer même l'inviolable, mais enfin disons que les films de Bresson se vendent sans doute beaucoup moins bien que ceux de Besson - et que ce que j'attends d'une institution (Cinémathèque, sujets du Bac, etc.), c'est justement de permettre à ces films si peu faits pour la "consommation" de nous toucher encore, plutôt que d'être morts et enterrés par la loi de l'offre et de la demande.

Merci encore, Murielle.

posté le 05/10/2014 à 21h03