Hors-Série
Arret sur Images
Me connecter
abonnez-vous


commentaire(s) publié(s) par Pauline DELFAU

1 commentaire posté

20/02/2016 - Dans Le Mythe - Cyborg

A 45 mn, à propos du film Robocop, vous évoquez le problème de la mémoire, ou du corps. L'animatrice esquisse la question qui serait de déterminer ce qui est mort de ce qui est défaillant. Or,dans l'extrait proposé, c'est bien d'un point de vu subjectif celui du policier "mort" que l'on voit la scène. le type qui fait autorité dit "on s'en fout on va effacer la mémoire". .
La fiction nous place dans un rapport de conscience flottante entre la vie ou la mort, entre l'autorité de la société et la perception de l'individu à partir duquel nous voyons la scène, qui est un point de vu critique de l'autorité; que le policier subit en étant ramené à l'état d'objet inerte et matériel. Que l'on se place du point de vue local de la prothèse, ou du point de vue d'un individu entier ne change pas réellement le sujet
que l'humain fabrique un système organique, tel le Golem, ou qu'il fabrique un système matérialiste et marchand, le coeur de l'affaire est qu'il ait la capacité de s'animer de façon autonome tout en posant la question de son contrôle par l'esprit humain.
Dans tous les cas il s'agit d'une hyper structure tellement parfaite conçue par la communauté des hommes pour leur protection, mais qui finit par s'emballer et les dépasser. La fable du Golem est politique, et Robocop ramène ce champ d'expérience fabuleux à l'interieur de l'individu. De ce fait il porte en lui à la fois la mémoire par l'oeil de la caméra et aussi la créature. Comme dans beaucoup de fables contemporaines, Le film nous cueille par l'empathie plutôt que par la spiritualité ou la philosophie.
Je crois qu'il est important comme tentait de le faire l'animatrice de dépasser nos raisonnements technologiques et essentialistes pour s'interroger sur :
Sommes nous entrain de créer un monstre plus gros que nous ?

posté le 31/07/2017 à 09h07