Hors-Série
Arret sur Images
Me connecter
abonnez-vous


commentaire(s) publié(s) par Philomène

2 commentaires postés

08/10/2016 - Aux Ressources - La fabrique scolaire de l'Histoire

La deuxième partie de l'entretien est extrêmement intéressant. D'abord pour le partage d'expérience en tant que jeune prof pleine de bonnes intentions qui aboutit finalement à une imposition idéologique d'une image à des enfants : je trouve ce propos très vrai, en tant que jeune prof (de philo), et trop rare sur Hors-série. On sort - enfin ! - de notre entre-soi gauchiste pour s'interroger vraiment sur nos propres représentations, leur place et leur rôle dans la société (et on a un discours très pratique, concret qui sert comme partage d'expérience). Ensuite, pour l'idée de "sociologiser" l'histoire - ce qui devrait également s'appliquer à la philosophie, mais pas de la manière dont en appellent souvent nos intellos mais dans la perspective d'une dé-héroïsation : oui ce sont des gens "normaux" qui pensent, qui agissent et qui peuvent faire changer les choses. Il n'y a pas besoin d'appartenir à la classe des intellos, des bac +5 pour pouvoir avoir un avis légitime sur ce qui se passe dans notre société. Entretien vraiment intéressant, je repars avec un site super - Aggiornamento hist/geo - pour essayer à l'avenir des projets inter-disciplinaires histoire/philosophie dans cette perspective, un grand merci à Mme De Cock et à Hors-série !

posté le 21/01/2018 à 10h54

11/10/2014 - Dans le Texte - Les transclasses

Bonjour,

Je vous remercie de cette interview très intéressante et riche. Je voudrais néanmoins souligner un point aveugle de la réflexion développée lors de cet entretien (je n'ai pas encore lu le livre donc peut-être faudrait il que je m'y réfère) qui serait celui des transclasses non réussis, avortés. Je m'explique : vous avez parlé en un certain sens des échecs de transfusions de classes mais cela une fois ces transferts réalisés effectivement (Julien Sorel ou Martin Eden). Or, je m'interroge sur la violence symbolique et émotionnelle qui réside dans la mise en échec de ces parcours. Par exemple, venant d'un milieu moyen voire populaire, j'ai pu accéder à l'université, obtenir un master et passer l'agrégation ... à laquelle j'ai été deux fois admissible mais jamais admise. Or, je m'interroge sur cet échec non pas seulement du point de vue des connaissances mais sur la force d'un ensemble de représentations mais aussi de pratiques (à la fac nous disposons d'autres moyens pour se former que ceux qui disposent des moyens d'excellence) qui incitent à entreprendre ces parcours d'ascension sociale tout en étant par définition des chemins très élitistes qui broient psychologiquement et socialement (et même économiquement) les personnes qui ne parviennent pas à faire aboutir ces trajectoires par le changement de classe. Que penser des "transclasses ratés" en quelque sorte, qui pour autant qu'ils n'atteignent pas l'autre classe visée, sont néanmoins comme enfermés dans la classe où ils sont par l'incompréhension qu'ils génèrent ?

Je vous remercie,

Une récente abonnée.

posté le 03/07/2017 à 12h09